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Masque biodégradable, sportif ou rechargeable… Cinq initiatives écoresponsables qui vont changer notre quotidien

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Publié le 02 mars 2021

Les entreprises innovent. Le masque chirurgical n’a jamais été autant utilisé. Pourtant, il est source importante de pollution et parfois d’exclusion pour les personnes atteintes de surdité notamment. Mais les entreprises innovent. En un an, plusieurs types de masques écoresponsables ont émergé pour réduire son empreinte environnementale, le rendre plus inclusif ou améliorer ses performances. Zoom sur cinq innovations écoresponsables qui valent le détour.

Masque chirurgical pixabay Nous n’avons jamais autant utilisé de masques.
CCO

Le masque biodégradable

Hateia vient de commercialiser le premier masque biodégradable homologué contre le Covid-19. Il peut se dégrader en deux mois selon l’humidité et la chaleur. “C’est le seul masque à base de biopolymères, biodégradable et compostable“, explique à la Provence la cofondatrice de l’entreprise marseillaise, Laura Dubois. Les élastiques du masque sont en hévéa, l’encre est végétale et les sachets en kraft recyclé. Un moyen de répondre au fléau de la pollution générée par les masques chirurgicaux. Un masque chirurgical prend en effet 400 à 450 ans à se dégrader. Or, avec la pandémie de Covid-19, leur utilisation a explosé. 75 % des masques pourraient même se retrouver dans la nature, d’après l’ONU.

Le masque sportif 

C’est un espoir auquel les sportifs s’accrochent. La ministre des Sports Roxana Maracineanu pourrait envisager la réouverture des salles de sport si un masque adapté est commercialisé. “Le référentiel Afnor sur le masque barrière pour le sport est disponible. Je souhaite que les fabricants s’en emparent pour proposer des masques adaptés à la pratique en intérieur en toute sécurité et accélérer la réouverture des salles et gymnases”, a-t-elle twitté. Et l’entreprise Salomon est sur les starting-block. Elle a déjà produit 10 000 masques sportifs disponibles à la vente depuis fin février. Ces masques, réutilisables et lavables jusqu’à 50 fois sont conçus pour une pratique sportive d’une heure. À la fin du premier trimestre 2021, Decathlon, qui planche depuis plusieurs mois sur ce projet, devrait proposer également un masque sportif à partir de tissus en polyester recyclé. 

Le masque biocide, tueur de virus 

C’est une petite PME spécialiste des équipements NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique) notamment pour l’armée. Paul Boyé Technogiques devrait commercialiser, d’ici le mois de juin, un masque virucide. Baptisé Biox, ce masque, grâce à un produit désinfectant introduit sur la couche extérieure du FFP2, éliminerait le virus en moins de quatre heures. Il permettrait ainsi d’éviter une contamination par contact. Une petite révolution alors qu’en moyenne les Français touchent leur masque jusqu’à 3 000 fois par jour, selon LCI. Cerise sur le gâteau, ce masque tuerait le Covid-19 mais aussi d’autres virus comme le H1N1 et la grippe aviaire. 

Le masque à filtre rechargeable

Reconversion réussie pour Dedienne. Spécialiste de la fabrication de pièces détachées pour l’aéronautique et l’automobile, l’entreprise s’est adaptée au Covid-19 et commercialise désormais des masques respectueux de l’environnement. Ces masques, en bioplastique recyclable, baptisés Protectiv, sont équipés de filtres rechargeables. “Le plastique est produit à partir d’huile de ricin et ne contient pas de pétrole et il n’y a aucune perte ni déchet au moment de la fabrication”, explique à l’Usine Nouvelle le Président de Dedienne, Pierre-Jean Leduc. Selon le fabricant, ils sont 370 fois moins polluants qu’un masque à usage unique, lavables au lave-vaisselle et utilisables à l’infini. 

Le masque inclusif

En France, plus de quatre millions de personnes souffrent de troubles auditifs. Or, avec le port du masque obligatoire, il est très difficile pour ces personnes qui ont l’habitude de lire sur les lèvres de comprendre leur interlocuteur. Plusieurs entreprises proposent ainsi des masques transparents. C’est le cas des masques Sourire d’Odiora. La startup développait à l’origine des bijoux pour embellir les appareils auditifs mais elle a dû s’adapter à la crise. “Je me repose sur la lecture labiale et j’ai été confrontée au fait de ne pas comprendre mon entourage, ni mes voisins, à ne pas pouvoir faire mes courses”, explique dans Libération Nathalie Birault, fondatrice d’Odiora. D’autres entreprises comme Where the Daffodils Frow et son masque baptisé Beethoven ou encore le masque Inclusif de la créatrice Anissa Mekrabech rencontrent un vif succès. 

Marina Fabre, @fabre_marina 

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