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Moi, mouton de Panurge, jamais !


Allégorie, conte… Dans un pré, au loin, vivaient des moutons. Dans ce pré, ces moutons respiraient le même air, mangeaient les mêmes herbes. C’était un troupeau : ils avaient un chef. Un vieux mouton noir.

Beaucoup de bruit dans Moutonville

Dans Moutonville, on entendait beaucoup de bruit : c’est que les moutons broutaient en parlant de choses et d’autres… Si on fait plus attention, il faut pour cela être très attentif et parler le langage des moutons. On entend alors leurs discussions animées. C’est que le pré n’est pas grand mais qu’il est loin, en ces moutons avaient peur de mourir de faim.
Ils passaient le temps aussi. Si vous connaissiez un peu mieux la langue des moutons, vous les entendriez, ils ne sont pas tous d’accord, ces moutons. Leurs yeux, leur regard, l’intensité des « bé ! bé ! » trahissent de subtiles différences. Il y a le groupe des moutons « pour » et le groupe des moutons « contre ».
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Les moutons « pour » et les moutons « contre »

Les moutons « pour » sont « pour » rester dans le pré, tout près. Ils se collent les uns aux autres tant et si bien qu’ils font plus de bébés moutons. Les moutons « contre », eux, souhaitent aller loin pour chercher l’herbe plus verte. Ils se battent tout le temps entre eux pour savoir « où » aller plus loin : plus loin en haut ? Plus loin en bas ? Sur terre ? Plus profondément ? Ils sont tellement contre qu’ils se heurtent les uns aux autres au point de se casser une jambe ou une épaule ou bien même de glisser dans un ravin…
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Le bélier décide pour les moutons

Car, j’ai oublié de vous le dire, leur pré est sur un plateau, au milieu de la montagne. Leur chef est désespéré : tant de moutons perdus… Les nouveaux nés « pour » régulent certes la population. Tout de même, la tribu reste sans solution, faut-il ou non rester dans le pré ? Alors, de tristesse, un jour le chef succombe. Son fils, bélier vigoureux, jeune et pertinent, impertinent aussi, convoque tous les moutons du pré en une assemblée extraordinaire.
« Mes sujets, leur dit-il, l’heure est grave. Nous devons prendre une décision. Vous suivrez donc mes consignes : « Tous les moutons « pour » restent dans le pré garder les petits. Tous les moutons « contre » iront au sommet de la montagne voir s’ils trouvent d’autres prés.»
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L’union fait la force des moutons

Les moutons « pour » évidemment sont ravis. Ils s’unissent en bloc pour garder leurs progénitures, et cette mission les occupe tellement qu’ils en oublièrent d’en faire d’autres. Ils étaient enchantés de ne plus avoir rien « contre ». Les autres, évidemment, étaient « contre ». Mais, ils étaient tout contre et n’avaient plus d’opposants. Petit à petit, leur nature de mouton pris le pas sur leurs certitudes et ils furent ensemble dans de nouvelles contrées.
Ils se concentrèrent sur leur survie : pour un mouton, même pour un mouton contre, ce n’était pas si facile. Ils eurent quelques mésaventures : il fallait sacrifier un « contre» une fois de temps en temps pour obtenir la paix et se concentrer sur l’objectif : survivre, vivre ! Aussi, un chien de passage, sema la zizanie pour attraper un ou deux moutons en l’isolant pour le rendre fragile. Choqués mais alertés aussi, le groupe compris peu à peu la leçon. Ils s’unirent suffisamment pour atteindre le sommet de la montagne. Enfin la plupart d’entre eux. A l’arrivée, la vue les surprit. Le sommet était magnifique, grandiose : des prés de tous les côtés. Une perspective tellement plus profonde de la vie. Des possibilités, de la grandeur.

A l’unanimité, ils prirent la première décision ensemble de leur vie : devenir nomades, sans attaches. Ils vont de pré en pré, de loin en loin et sans chef…
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