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Montée des eaux : les simulations chocs des villes côtières englouties

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Publié le 21 octobre 2021

ENVIRONNEMENT

Prendre conscience de la réalité derrière les chiffres n’est pas chose aisée. Une étude sur la montée des eaux publiée mi-octobre a été accompagnée de simulations pour se représenter l’impact de la hausse du niveau de la mer sur les villes côtières en fonction du degré de réchauffement. Des villes inondées à celles entièrement submergées, un milliard de personnes pourraient être touchées si le réchauffement atteint 4°C.

La cathédrale de la Havane, à Cuba, engloutie par les eaux. Celle de Nice complètement inondée. Ce n’est pas de la science-fiction, mais bien l’avenir des villes côtières si le réchauffement climatique se poursuit, alerte une étude publiée le 12 octobre dans la revue Environmental Research Letters. Les scientifiques ont établi la différence entre un monde qui respecterait l’Accord de Paris, soit +2°C  maximum de réchauffement d’ici la fin du siècle, et un monde qui ne respecterait pas cette ambition.

Pour donner à voir concrètement l’impact de ces chiffres, les chercheurs de l’organisation Climate central ont élaboré des simulations sur 184 villes. Titrées “quel avenir allons-nous choisir ?“,  elles donnent à voir le futur de chaque ville, dans 200 à 2000 ans, en fonction du degré de réchauffement. Tout se joue dès maintenant, alertent les auteurs : le CO2 stocké dans l’atmosphère a une longue durée de vie et les mouvements de chaleur s’opèrent sur le temps long. Trois villes françaises sont représentées : Nice, Bordeaux et Anglet.

Un milliard de personnes menacées

Même si le réchauffement est limité à l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris, soit 1,5°C, environ 500 millions de personnes dans le monde seront tout de même touchées. Si le réchauffement atteint 4°C, un milliard de personnes (14% de la population) seraient menacées par la montée des eaux. Dans ce cas de figure, “50 grandes villes, pour la plupart en Asie, devraient se défendre contre des niveaux d’exposition sans précédent dans le monde, ou faire face à une perte partielle ou quasi-totale des superficies aujourd’hui existantes“, soulignent les auteurs, qui précisent que ces projections ne prennent pas en compte la mise en place de barrages ou autres infrastructures de protection. La Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Bangladesh et le Vietnam sont les pays les plus à risques. Aujourd’hui, 5% de la population mondiale est d’ores et déjà confrontée au problème, alors que le réchauffement a atteint 1,1°C. 

Pauline Fricot, @PaulineFricot

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