La COBEL Academy propose des Webinaires & Master Class

Océan : plastique partout, estime le WWF


Creative Commons - Pixabay

Creative Commons – Pixabay

« Du plus petit plancton à la plus grosse baleine », lance le WWF. L’ONG publie un rapport qui fait la somme des enquêtes scientifiques sur les pollutions plastique dans les océans. « A quelques semaines d’une assemblée environnement de l’Organisation des Nations unies (ONU) qui pourrait lancer des négociations sur un tel accord, le WWF publie un volumineux rapport sur les impacts de la pollution plastique sur les océans, la biodiversité et les écosystèmes marins. Synthèse des conclusions de plus de 2 000 études scientifiques distinctes sur ces questions. Premier constat, cette contamination « a atteint toutes les parties des océans, de la surface aux grands fonds marins, des pôles aux côtes des îles les plus isolées ». Entre 19 millions et 23 millions de tonnes de plastiques arrivent chaque année dans les eaux de la planète, dont une bonne partie finissent en mer, selon les estimations. Un danger croissant, même si le WWF reconnaît un manque de données sur d’éventuelles répercussions sur les humains de cette présence de produits aux composants chimiques » relève Le Monde.

L’une des particularités de cette pollution explique cette présence très diffuse. Les plastiques, au fur et à mesure qu’ils se dégradent dans l’eau deviennent de plus en plus petit, jusqu’à d’infimes particules invisibles à l’œil nu. « De sorte que, même si plus aucun plastique n’arrivait dans l’océan, le nombre des microplastiques devrait y doubler d’ici à 2050. Or, selon les estimations citées par le WWF, la production de plastique dans le monde devrait doubler d’ici à 2040. Les représentants de l’industrie estiment toutefois probable que la production ralentisse et permette d’éviter ce doublement.  Mais pour Eirik Lindebjerg, responsable du dossier plastique au WWF, « nous atteignons un point de saturation pour les écosystèmes marins qui fait peser une menace non seulement sur des espèces données mais affecte tout l’écosystème ». Au-delà des photos emblématiques de phoques ou de tortues se débattant avec des sacs plastique ou des débris de filets de pêche, c’est toute la chaîne alimentaire qui est affectée. Une étude de 2021 a ainsi répertorié 386 espèces de poissons ayant ingéré du plastique sur 555 testées » continue le quotidien. 

Pour l’ONG le sujet est suffisamment grave et urgent pour nécessiter la rédaction puis la signature d’un traité international sur le plastique. Une idée qui sera abordée à Nairobi à la fin du mois pour une réunion des Nations Unies sur l’environnement.

Pour en savoir plus ou lire la suite : Source | Lien vers l'article