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Opportunités ou retombées limitées : clivage autour de l’arrivée des « data center » en ville



Creative Commons - Pixabay

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Il y a de plus en plus de projets de ce type, et ce n’est pas près de s’arrêter. « Marseille, le 27 mai : le gratin politique local se presse pour une visite du chantier du futur data center (« centre de données ») d’Interxion, son quatrième dans la ville. Même parterre d’élus, le 5 octobre, à Bruges (Gironde), en périphérie de Bordeaux, pour l’inauguration du data center d’Equinix. A 600 kilomètres de distance, les édiles affichent leur satisfaction, voyant dans ces infrastructures un atout pour se positionner aux avant-postes de la révolution numérique. « Ici, les entreprises auront des capacités technologiques qu’elles n’auraient pas ailleurs », se réjouit Alain Anziani, président PS de la Bordeaux Métropole » raconte Le Monde .

Tout investissement local est une bonne nouvelle et ouvre des perspectives économiques prometteuses. Mais dans ce cas précis, l’explosion du secteur du stockage de données est accompagnée d’incertitudes sur les retombées effectives. « Ces implantations sont aussi prometteuses en matière d’emploi. A Marseille, Interxion fait travailler une grosse centaine de personnes de manière directe ou indirecte. « Pour un CDI chez nous, quatre emplois indirects [agents de sécurité ou de maintenance…] sont créés dans l’année », détaille Fabrice Coquio, le président de la filiale française. De même à Bordeaux, pour douze emplois directs, une cinquantaine de personnes travaillent sur le site d’Equinix. Mais l’arrivée de ces fermes de serveurs n’est pas toujours aussi bien accueillie. A La Courneuve (Seine-Saint-Denis), où Interxion construit le plus grand data center de France, sur l’ancien site d’Eurocopter, des riverains ont manifesté leur hostilité, reflétant les préoccupations que charrie ce type d’infrastructure, en particulier dans des zones plus résidentielles : inquiétude à l’égard de la consommation d’électricité, du bruit généré par les systèmes de refroidissement, des risques d’incendie, comme cela a été le cas, en mars, sur le site de OVH, à Strasbourg » poursuit Le Monde.

La question des retombées économiques est soulignée par l’article du quotidien. Et à raison. Car en comparaison des sommes astronomiques injectées, le fait que les infrastructures soient onéreuses, laisse finalement peu de visibilité sur ce qui va bénéficier à l’économie locale.

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