fbpx

Ouragan Ida : New York sous l’eau après des inondations historiques

https://www.novethic.fr/fileadmin/ouragan-ida-new-york-Ed-JONES-_-AFP.jpg

Publié le 02 septembre 2021

ENVIRONNEMENT

Après avoir balayé la Louisiane, arrachant les toits, retournant les camions, endommageant le réseau électrique, l’ouragan Ida, affaibli, s’est abattu sur New York. Des pluies diluviennes se sont déversées sur la ville provoquant, pour la première fois, le déclenchement de “l’état d’urgence inondations” dans la cité. Plusieurs stations de métro ont été englouties par l’eau, montrant, encore une fois, le manque de résilience des infrastructures face au changement climatique. 

Des restes de l’Ouragan Ida se sont abattus dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 septembre à New York après avoir balayé la Louisiane le week-end dernier. Si l’ouragan est affaibli il a provoqué des pluies diluviennes sans précédent dans la capitale économique, au point que le service météorologique national (National Weather Service) a décrété pour la première fois à New York l’état “d’urgence inondations”. 

Des images saisissantes ont été publiées au fil de la soirée par des internautes montrant ainsi des rues englouties par les eaux piégeant des automobilistes dans leur voiture.

“Ne conduisez pas sur des routes inondées. On ne sait rien de la profondeur et c’est trop dangereux. Faites demi-tour et ne vous noyez pas !” a exhorté le service météo. Même à l’intérieur les habitants ne sont pas à l’abri. En témoigne la scène surréaliste qui s’est déroulée à l’US Open. De l’eau s’est infiltrée sur le court de tennis Louis Armstrong, pourtant couvert, poussant ainsi l’arbitre à interrompre le match entre le Sud-africain Kevin Anderson et l’Argentin Diego Schwartzman. 

“Nos infrastructures ne sont pas prêtes pour le changement climatique”

Face à cet “évènement météorologique historique”, le maire de la ville, Bill de Blasio a décidé de fermer les écoles et d’interrompre les transports publics. Vers 22 h 30, l’aéroport de Newart, un des trois aéroports de la ville, a annoncé qu’il suspendait tous les vols. Des vidéos montrant des torrents d’eau dans le métro ont également fait le tour des réseaux sociaux faisant écho aux inondations de fin juillet dans la métropole de Zhengzhou en Chine où des passagers ont été piégés par la montée des eaux dans le métro.

Nos infrastructures ne sont pas prêtes pour le changement climatique”, a martelé sur Twitter le journaliste américain spécialiste de l’environnement publiant une série d’images montrant à quel point les infrastructures américaines n’ont pas résisté. Mami Mizutori, qui dirige l’agence onusienne pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR), a souligné, que le monde “multi-risques” dans lequel nous vivons “démontre le besoin d’investir plus dans la réduction des risques présentés par les catastrophes, dans la prévention”.

L’expert a salué les efforts qui ont été réalisés à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, qui enregistre un nombre particulièrement bas de décès contrairement à l’ouragan Katrina en septembre 2005 qui avait noyé la ville, faisant officiellement 1 800 morts. “Ce qui a fait la différence cette fois-ci, c’est que la ville a élaboré un nouveau système de réduction des risques liés aux ouragans et aux tempêtes et a investi 14,5 milliards de dollars dans des dispositifs anti-inondation et des digues”, a-t-elle insisté.

Le changement climatique en action

Si la Nouvelle Orléans a mieux résisté, beaucoup reste encore à faire. Maisons et routes submergées, camions renversés, toits arrachés… les dégâts sont considérables en Louisiane. Le réseau électrique a été particulièrement endommagé. L’ouragan Ida pourrait ainsi être l’un des plus coûteux de l’histoire, selon l’ONU. Or, avec le réchauffement climatique, les ouragans deviennent de plus en plus intenses. Le récent rapport du Giec, les experts intergouvernementaux sur le climat, a ainsi souligné qu’au cours des quatre dernières décennies la proportion de cyclones allant de la catégorie 3 à 5, donc les plus dangereux, avait considérablement augmenté.

“Nous savons qu’en général les ouragans s’intensifient plus rapidement. Ils sont plus gros et plus forts qu’ils ne le seraient autrement. Ils sont associés à beaucoup plus de précipitations et l’élévation du niveau des mers exacerbe les ondes de tempête”, résume à CNN Katharine Hayhoe, scientifique en chef à la Nature Conservancy et professeure à la Texas Tech University. 

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

Pour en savoir plus ou lire la suite : Source | Lien vers l'article