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Passer une journée écolo à la plage en cinq étapes

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Publié le 23 juillet 2021

ENVIRONNEMENT

Le ciel bleu, le clapotis des vagues, la fraîcheur de la mer… Vous voilà enfin en vacances. Mais lézarder au soleil sans polluer, c’est encore plus agréable. Et si le vacancier idéal, qui ne jette pas ses mégots dans le sable, choisit une crème solaire qui n’asphyxie pas les coraux et part surfer au lieu de faire rugir le moteur d’un jet ski, c’était vous ? Novethic dessine la journée idéale de l’estivant écolo. 

Se crémer sans polluer 

9h30. Les pieds en éventail, un bon livre sorti du sac, le bruit des vagues, les vacances débutent enfin. Ne reste plus qu’à se crémer pour éviter de finir écrevisse à la fin de la journée. Et s’il est important de choisir une crème solaire qui protège suffisamment sa peau, il est tout aussi crucial de ne pas se badigeonner d’un produit qui asphyxie et blanchit les coraux. Plusieurs ingrédients contenus dans les crèmes solaires ont des effets désastreux sur la flore et la faune marines. 60 millions de consommateurs a passé plusieurs marques au crible et conseillent les produits Biotherm, Respire ou Cattier. L’enjeu est crucial, chaque année 25 000 tonnes de crème solaire sont déversées dans les océans soit 0,8 litre par seconde ! 

Pause photo délocalisée

10h30. Un ciel sans nuage et une plage encore peu peuplée. Le téléphone portable à portée de main, une photo s’impose ! Mais lorsqu’il s’agit de partager son cliché sur les réseaux sociaux, la discrétion sur sa localisation est de mise, en particulier si l’on se trouve dans une aire protégée. L’objectif est de préserver les lieux du tourisme de masse. Communiquer son emplacement peut entraîner un afflux massif de visiteurs dans des lieux inadaptés. L’effet est parfois immédiat : en mars 2019, le week-end suivant la publication sur Facebook de clichés des sources de l’Huveaune, près de Marseille, le nombre de visiteurs a été multiplié par 10. Pour lutter contre ce fléau, le WWF a lancé la localisation “I protect nature (“Je protège la nature“) sur le réseau social, qui renvoie vers le site internet de l’ONG.

Après l’effort, le réconfort

12h30. Des heures passées à l’ombre d’un parasol, ça creuse. Le moment de déjeuner est arrivé mais avant cela, pensez à vous hydrater. Et ne cédez pas aux sirènes de ces bouteilles d’eau fraîches qui vous font de l’œil dans les glacières des vendeurs à la sauvette. Une gourde isotherme garde la fraîcheur et évite de participer à la pollution plastique. Côté nourriture, un pique-nique zéro déchet serait le bienvenu, mais si vous en avez assez de cuisiner, vous pouvez vous tourner vers des restaurants qui sont dans une démarche durable. Le site The place to bio répertorie les restaurateurs qui cuisinent des produits bios. Optez sinon pour Ecotable, ce label qui valorise la nouvelle “communauté de restauration durable”. Produits de saison, plat zéro déchet, au moins un choix végétarien… À vos fourchettes ! 

Glisser sur la vague verte

15h. Sous la chaleur pesante de l’après-midi, nulle envie de s’adonner à une session de bronzage. Les vagues sont alléchantes. Pour se rafraîchir, envie d’occuper son temps avec un sport de glisse ? En la matière, l’idéal pour alléger son empreinte environnementale est de faire une croix sur les loisirs motorisés, comme le jet ski, les bananes tractées ou le parachute ascensionnel. Bien sûr, l’utilisation de carburant est source de pollution, mais aussi, les nuisances sonores perturbent les écosystèmes. Mieux vaut pour s’occuper privilégier des activités comme le surf, le paddle, la planche à voile ou encore l’optimiste, plus respectueux de l’environnement. 

Une journée sans laisser de traces

19h. L’heure du départ approche. Pour terminer l’expédition en beauté l’idéal est de laisser la plage intacte.  Première étape : ne laisser aucun déchet derrière soi. Du plastique jusqu’aux mégots : un seul d’entre eux pollue jusqu’à 500 litres d’eau. Deuxième recommandation : ne pas emporter avec soi du sable, des galets, des coquillages ou des coraux : les coquilles vides sont des habitats pour les mollusques et la décomposition des coraux fait partie du fonctionnement naturel de la plage. Ces gestes, répétés par des milliers de touristes, ont un impact réel sur les écosystèmes. Les amendes peuvent atteindre 1500 euros et jusqu’à 150 000 euros pour le prélèvement de plantes du littoral protégées.

Marina Fabre, @fabre_marina  et Pauline Fricot, @PaulineFricot

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