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Pâtes, vin, café… le climat extrême de l’été 2021 pourront conduire à des manques

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Publié le 17 août 2021

ENVIRONNEMENT

Entre les chaleurs extrêmes et les inondations monstres, les récoltes en France et dans le monde ont été considérablement affectées. À tel point que des manques et des baisses de qualité sont attendus dès cette année. Et dans les années à venir, à la faveur du changement climatique, la situation risque de s’aggraver et de s’étendre à de plus en plus de produits.

Les fabricants français de pâtes alimentaires ont alerté lundi 17 août sur une pénurie à venir de blé dur, provoqué par des problèmes climatiques au Canada et en Europe. “Le dérèglement climatique met en danger le marché des pâtes alimentaires“, ont ainsi prévenu le Sifpaf (syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires) et le CFSI (Comité français de la semoulerie industrielle), dans un communiqué conjoint.

Le secteur met en cause “des pluies beaucoup trop abondantes en Europe et une sécheresse sans précédent au Canada“. Cela va conduire à une “pénurie de blé dur, seule matière première des pâtes alimentaires, et à la flambée historique des prix mondiaux“. En effet, en juillet, le Canada a été touché cet été par une vague de chaleur d’une intensité exceptionnelle. Or le pays nord-américain est le premier pays producteur de blé dur. Il représente à lui seul les deux tiers du commerce mondial.

La récolte sera “de moins de 4,2 millions de tonnes, soit 32 % de moins que la moyenne des cinq dernières années et près de 30 % de moins que les prévisions du 20 juillet“, selon les chiffres du bureau statistique canadien StatCan. À cela s’ajoute “une récolte insuffisante en Europe avec 7,3 millions de tonnes pour un besoin de 9,5 millions de tonnes“, précisent industriels pastiers et semouliers. Ici, les pluies abondantes, qui ont touché la France pendant la floraison et durant la moisson, ont “réduit fortement le potentiel utilisable de blé dur français“.

Nouvelles pratiques agricoles

Dans l’Hexagone, c’est aussi l’épineuse question du vin qui se pose. “Nous sommes à un moment charnière. Le changement climatique est là, on le voit, on le subit“, déclare à l’AFP Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire. L’avancée de la date des vendanges en est le premier signe : “un mois en 50 ans“, selon Christophe Riou, directeur adjoint de l’Institut français de la vigne et du vin (IFV).

S’y ajoute la tendance au bourgeonnement précoce de la vigne la rendant plus vulnérable au gel tardif comme cela a été le cas en avril, mais aussi aux chaleurs estivales intenses qui brûlent les feuilles dans le sud, les épisodes de sécheresse… La filière mène un travail de recherche pour développer de nouvelles pratiques agricoles et de nouvelles technologies pour conserver la qualité des cépages.

Autre victime de l’été 2021, le café. Les cours des différents types de café (Robusta, Arabica, etc) ont grimpé de 40 à 60 % depuis le début de l’année. Pour cette dernière denrée, les raisons des hausses de coût proviennent à la fois de récoltes médiocres dues à des vagues de froids et des intempéries au Brésil notamment et à une hausse continue de la demande dans le monde. Selon le géant du secteur Starbucks, cité sur BFM, la demande devrait grimper de 9 % par an pour les trois prochaines années.

Ludovic Dupin avec AFP

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