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Pénuries de gaz : si l’hiver 2022-2023 n’inquiète pas, l’avenir est incertain



Creative Commons - Pixabay

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Pas à pas, année après année. La crise énergétique mondiale causée par l’intervention russe en Ukraine oblige les pays européens à vivre presque au jour le jour. Pour la France, et concernant le gaz, c’est en prenant les enjeux hiver par hiver que le problème est pris en main par les autorités. La Commission de régulation de l’énergie a confirmé jeudi 24 novembre que les stocks étaient constitués pour les prochains et mois mais que ce sont les périodes suivantes qui pourraient poser problème.
 
« D’abord, la France a vu ses stockages souterrains de gaz se remplir à grande vitesse cet été. Ceux-ci, qui peuvent emmagasiner un tiers de la consommation de méthane annuelle française, sont pleins à 100% ou presque. Un record. Les fournisseurs de gaz ont l’obligation de remplir ces cavités gigantesques, situées notamment en région parisienne et dans la vallée du Rhône. Ils ont rempli cette obligation au prix fort, achetant le gaz à l’étranger environ cinq fois plus cher que d’habitude » explique Le Figaro . Montrant ainsi que les annonces de la CRE ne signifiaient pas pour autant que la situation était idéale.
 
« Une fois les stockages pleins, le début de l’hiver gazier, qui débute le 1er novembre et se termine le 31 mars, a bénéficié de températures bien supérieures à la normale. Les Français ont donc peu consommé de gaz jusqu’à présent. «Nous n’avons pas encore démarré vraiment un soutirage (NDLR : utilisation du gaz) soutenu», observe Pierre Chambon, directeur général de Storengy France, le premier gestionnaire de stockages de gaz en France et filiale d’Engie. Durant l’hiver gazier, la consommation est multipliée jusqu’à six par rapport au reste de l’année » continue le journal.
 
Pour l’heure, les températures anormalement élevées ont joué en faveur de la France. Mais le fait que les stocks de gaz actuels ont été constitués grâce à la Russie pose question pour la suite. « La Russie devrait avoir fourni en 2022 quelque 60 milliards de m3 à l’Union européenne. Or, l’Europe et la France ne disposeront presque plus – voire plus du tout – de cette source d’énergie pour se préparer à l’hiver. Elle ne pourra plus compter que sur ses autres fournisseurs, aux capacités d’augmentation de production limitées, comme la Norvège, l’Algérie et, pour le GNL, le Qatar et les États-Unis » conclue Le Figaro.

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