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Phenix veut devenir le champion de l’anti-gaspi en Europe

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Publié le 17 novembre 2021

ENTREPRISES RESPONSABLES

Deux nouvelles implantations européennes viennent renforcer le maillage européen de Phenix. La jeune entreprise française spécialisée dans la lutte contre le gaspillage s’est lancée cette année en Belgique et en Italie, après avoir déjà ouvert des antennes au Portugal et en Espagne. D’autres pays sont au programme pour l’année 2022.

“On souhaite devenir le champion européen de l’anti-gaspi”. C’est l’ambition affichée de Jean Moreau, cofondateur et directeur général de Phenix, l’un des leaders français de la redistribution des invendus alimentaires et non-alimentaires périssables pour le grand public.  

Après s’être implantée au Portugal et en Espagne en 2019, l’entreprise s’est lancée en Belgique en mars dernier, puis en Italie au mois de juillet. Sur cette dernière implantation, elle a racheté MyFoody, son concurrent italien pour un montant de 3 millions d’euros. Une opération qui lui permet une entrée rapide dans la botte européenne. Pour accompagner ce développement, Jean Moreau envisage de “recruter entre 15 et 20 personnes pour le commercial, le marketing, la communication, la comptabilité et la direction”.

“Dans notre radar, les prochains pays en vue sont les Pays-Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Cet horizon est pour 2022 et impliquera une nouvelle levée de fonds”, ajoute le dirigeant, par ailleurs coprésident du Mouvement Impact France, qui fédère l’écosystème des entreprises à impact social et environnemental tricolore. Si Too Good To Go, principal concurrent français de Phenix, s’est lancé en premier aux États-Unis, un marché très porteur, Phénix ne l’envisage pas pour le moment. “On préfère se concentrer sur l’Europe car c’est plus simple d’avancer sur un marché déjà évangélisé, c’est-à-dire acquis à la cause de l’anti-gaspi. Sur ce point les USA n’en sont qu’au début. Là-bas, il y a aussi une vraie complexité juridique sur la gestion du gaspillage car chaque État a des législations différentes. Nous verrons dans le futur.”

Prise de conscience des consommateurs

La prise de conscience des consommateurs sur le sujet du gaspillage, l’entrepreneur y croit dur comme fer depuis le lancement de Phenix en 2014. Les bons chiffres de sa société le confortent. Les téléchargements de l’application mobile sont passés de 500 000 à 3 millions durant la crise sanitaire en France. De sorte que l’entreprise n’a pas perdu d’argent en 2020 avec un chiffre d’affaires stable de 9 millions d’euros. La prévision pour 2021 est à la hausse avec un chiffre d’affaires de près de 15 millions d’euros. L’entreprise certifiée ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale) et B-Corp estime avoir franchi la barre des 100 millions d’euros de volume de produits transités par son appli depuis ses débuts. Elle revendique actuellement le sauvetage de 120 000 repas par jour grâce à son appli. Autre segment important de son activité, le don aux associations caritatives, au nombre de 1500 aujourd’hui.

Le prochain chantier ? Avec l’entrée vigueur en janvier 2022 de la loi AGEC, qui interdira la destruction des invendus non-alimentaires non périssables et utilisables (exemples : les vêtements, les jouets, etc.), Phénix va se lancer dans la redistribution des produits non-alimentaires de consommation courante, comme les produits d’hygiène. 

Mathieu Viviani @MathieuViviani

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