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Pollution de l’air : la mortalité recule légèrement en Europe mais reste élevée

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Publié le 30 novembre 2021

ENVIRONNEMENT

La mortalité liée à la pollution aux particules fines a diminué de 10% en un an en Europe, selon un rapport de l’Agence européenne de l’environnement publié le 15 novembre, mais elle est encore à l’origine de plus de 300 000 décès en 2019. Un chiffre qui pourrait être divisé par deux si les 27 pays membres respectaient les nouvelles normes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) fixées en septembre. 

307 000. C’est le nombre de décès liés à la pollution aux particules fines (particules en suspension dans l’air dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres) dans l’Union européenne en 2019. Un chiffre qui reste alarmant mais qui a diminué de plus de 10% en un an, selon un rapport de l’Agence européenne de l’environnement (AEE) publié le 15 novembre. En France, la pollution aux particules fines a été responsable de 29 800 décès prématurés contre 53 800 en Allemagne 53 800 ou encore 49 900 en Italie. Selon l’AEE, avec 39 300 morts, la Pologne est le pays le plus touché relativement à sa population.

La nette baisse de 2019 s’explique en partie par des conditions météorologiques favorables mais surtout par la poursuite de l’amélioration progressive de la qualité de l’air en Europe. Au début des années 1990, les particules fines provoquaient ainsi près d’un million de décès prématurés dans les 27 pays de l’UE, d’après ces données. Un chiffre déjà tombé à environ 450 000 en 2005.

La moitié des vies pourraient être sauvées

La courbe pourrait encore nettement s’améliorer. D’après cette étude, plus de la moitié de ces vies pourraient être sauvées si les 27 pays membres respectaient les nouveaux objectifs de qualité de l’air récemment fixés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En septembre, l’instance a considérablement durci ses normes. Le seuil d’exposition acceptable aux particules fines a été divisé par deux par rapport aux dernières estimations de 2005 : 5 microgrammes (µg) par mètre cube contre 10 µg/m3.

Les particules fines sont particulièrement dangereuses car elles s’infiltrent dans les poumons et dans le sang et peuvent être transportées jusqu’au cerveau. Les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux sont les causes les plus fréquentes de décès prématurés imputables à la pollution atmosphérique, suivies par les maladies pulmonaires et les cancers du poumon, rappelle l’AEE. Chez l’enfant, elle pourrait entraver le développement des poumons, provoquer des infections respiratoires et aggraver l’asthme.

L’AEE mesure également dans son rapport les décès liés aux deux autres principaux polluants de l’air dangereux pour la santé, sans additionner les bilans car cela conduirait selon elle à des doubles comptages. Pour les particules d’ozone (O3), la tendance en 2019 était aussi à la baisse avec 16 800 morts prématurées, soit un recul de 13% sur un an. Pour le dioxyde d’azote (NO2), gaz produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques, les décès prématurés ont diminué d’un quart entre 2018 et 2019, passant à 40 400. Selon l’AEE, la pollution de l’air reste la menace environnementale la plus importante pour la santé des Européens.

Pauline Fricot, @PaulineFricot avec AFP

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