fbpx

Pollution sonore : le coût sanitaire et économique du bruit est estimé à 155 milliards d'euros par an en France

https://www.novethic.fr/fileadmin/Buit-chantier-de-construction-stux.jpg

Publié le 22 juillet 2021

ENVIRONNEMENT

Près d’un quart de la population française assure souffrir du bruit, particulièrement en Ile-de-France et les grandes villes. L’Ademe et le Conseil national du bruit a essayé de mesurer le coût social de cette nuisance en matière de santé, de bien-être et de productivité. Le montant atteint la somme pharaonique de 155 milliards d’euros par an.

C’est une pollution qui n’est pas souvent mise sur le devant de la scène. Mais environ 17 millions de Français en souffrent. Cela affecte leur santé, leur bien-être et leur productivité. C’est le bruit. L’exposition à des niveaux sonores élevés et répétés, dans son habitat, au bureau ou à l’école, a un coût social élevé. Une étude du Conseil national du bruit (CNB) et de l’Ademe (Agence de la transition écologique), publiée jeudi 22 juillet, calcule ce montant à plus de 155 milliards d’euros par an en France.

Cette somme est constituée des coûts sanitaires marchands (que l’on peut chiffrer : médication, hospitalisation…), les coûts sanitaires non marchands (perte d’espérance de vie, de bien-être…), les coûts non sanitaires marchands (perte de productivité, perte de valeur immobilière). Les deux agences ont cherché des solutions pour abaisser ces coûts. Sachant que la plus grande partie est due aux transports pour 68 %, pour 106 milliards d’euros, dont la moitié uniquement pour la route.

Vitesse et zone de faibles émissions

C’est donc sur ce dernier sujet que reposent les deux premières pistes d’amélioration, qui sont couplées à des enjeux de qualité de l’air. Ainsi, le rapport met en avant la réduction de la vitesse de circulation de 10 km/h sur les voies rapides en zone urbaine et le développement des zones à faibles émissions. Les deux autres pistes préconisent l’amélioration acoustique des bâtiments scolaires et la mise en place de chantiers propres. Ces chantiers “emploieraient des appareils moins bruyants, utilisés à de meilleures heures“, explique Johan Ransquin, directeur villes et territoires durables à l’Ademe.

Pour la députée des Hauts-de-Seine Laurianne Rossi, également Présidente du Conseil National du Bruit (CNB), “la pollution de l’air et la pollution sonore sont un même combat“. Elle assure que “le développement des zones à faibles émissions sera aussi le développement de zones à faibles niveaux sonores“. D’après l’OMS, le bruit constitue le deuxième facteur environnemental provoquant le plus de dommages sanitaires en Europe, juste derrière la pollution de l’air, responsable par exemple de 40 000 décès prématurés par an en France.

Ludovic Dupin avec AFP

Pour en savoir plus ou lire la suite : Source | Lien vers l'article

Les dernières publications :