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Pour être plus responsable, Camif retire de son catalogue tous les produits fabriqués en dehors de l’Union européenne

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Publié le 01 septembre 2021

ENTREPRISES RESPONSABLES

C’est un changement radical pour Camif. Le distributeur de meubles et d’appareils électroménagers a banni de son catalogue tous les produits fabriqués en dehors de l’Union européenne. L’entreprise mise sur le local et le durable quitte à ce que cette décision plombe à court terme son bilan. Une question de cohérence avec le statut d’entreprise à mission de Camif, défend Emery Jacquillat, son PDG.

Camif fait du tri dans son catalogue. Le site de vente en ligne, qui se veut une référence de l’ameublement local et durable, a annoncé, cet été, ne plus vendre de produits fabriqués en dehors de l’Union européenne. Une décision qui n’a pas été facile à prendre alors qu’en 2020, 20 % du chiffre d’affaires de la société étaient liés à des produits fabriqués en Asie, essentiellement en Chine. 

“Aujourd’hui chez Camif, plus aucun produit ne fait le tour de la planète. De la sélection de la matière à l’emballage en passant par le design, toute la fabrication de nos produits est la plus locale possible. Un engagement qui nous a fait renoncer à certains univers, plusieurs matières, quelques partenaires”, explique l’entreprise. “Pour le mobilier de jardin ou encore certains électroménagers comme les fours, on a dû réduire considérablement notre offre car nous n’avons pas encore trouvé d’alternative locale”, précise Emery Jacquillat, le PDG de Camif.

78 % des produits sont français

Ce dernier s’attend ainsi à ce que cette décision ait, à court terme, un impact négatif sur le bilan de Camif mais espère un report sur les produits fabriqués en France. “Il faut jouer la carte de la qualité, du durable. On ne va pas miser sur une compétitivité liée au prix”, avance celui qui a repris l’entreprise en 2009. Camif espère ainsi tirer son épingle du jeu alors qu’aujourd’hui 78 % de son catalogue est français et que ses plus gros concurrents comme Amazon ne répondent pas à l’appétence des consommateurs vers des produits plus respectueux de l’environnement. 

L’intérêt est avant tout écologique et social. Relocaliser la production permet de limiter les kilomètres parcourus, de répondre à des normes sociales et environnementales élevées mais aussi de créer un lien de qualité avec les fournisseurs. Surtout, cette décision s’inscrit dans la démarche d’entreprise à mission dans laquelle Camif s’est lancée début 2018. Ce fut une des premières entreprises à inscrire dans ses statuts sa mission sociale. 

“C’est une décision de cohérence qui répond aux objectifs sociaux et environnementaux que nous nous sommes fixés dans le cadre de notre politique RSE (responsabilité sociale de l’entreprise, NDR)”, explique Emery Jacquillat. Camif vise en effet à dynamiser l’emploi dans les territoires, notamment en passant par la relocalisation mais aussi à transformer l’entreprise et à participer à la réinvention des filières. Sur ce dernier point, l’entreprise pousse au développement de filières françaises sur des produits aujourd’hui peu ou pas fabriqués dans l’Hexagone ou dans l’Union européenne. Le but est ainsi d’influencer la politique de sourcing des autres distributeurs et de créer un effet d’entraînement qui puisse avoir un vrai impact. 

Marina Fabre, @fabre_marina 

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