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Pourquoi 62 % des managers français se disent victimes du Syndrome de l’Imposteur ?

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6 managers sur 10 souffrent du Syndrome de l’Imposteur (SI) en France. C’est ce que nous apprend une grande étude sur le sujet de Yougov pour Capital / Management. Plus touchés que le reste de la population, les managers sont-ils un public particulièrement sensible à la perte de confiance ? Qui sont ces managers qui souffrent du Syndrome de l’Imposteur ? Comment les aider ? 

Sommaire de l’article:

Des managers plus touchés par le Syndrome de l’Imposteur que le reste de la population

Dénommé en tant que tel en 1978 par les psychologues américaines Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes, le syndrome de l’imposteur exprime “une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel” (Wikipedia). Ceux qui souffrent de ce syndrome vont alors remettre en question le mérite de leurs réussites, de leur place dans une entreprise et vont attribuer leurs succès à la chance ou à une méprise. Le Syndrome de l’Imposteur peut alors générer un stress très important, car la personne qui en souffre est persuadée qu’i·elle va être bientôt démasqué·e. 

Capital / Management s’est intéressé à ce phénomène grandissant et son étude sur le sujet, menée par Yougov, a révélé que les managers étaient en première ligne :  62% d’entre eux se disent victimes du syndrome de l’imposteur contre 50% de la population générale. 

Un chiffre qui pourrait s’expliquer par l’hyper-valorisation du poste de manager au sein de la société, provoquant alors des doutes chez le nouveau manager. 

Un peu plus de femmes et beaucoup plus de jeunes souffrant du Syndrome de l’Imposteur

Pour une fois, l’écart entre les hommes et les femmes n’est pas si élevé. En effet, 66% des femmes managers sont sujettes au syndrome de l’imposteur, contre 60% d’hommes. Cependant, cet écart est plus significatif au sein de la population générale : 54 % des femmes se déclarent victimes du Syndrome de l’Imposteur contre 45% des hommes.

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Les managers qui sont véritablement plus touchés que les autres par le Syndrome de l’Imposteur sont les jeunes. En effet, ​​”73% des 18-24 ans le ressentent souvent et 39% d’entre eux ont l’impression de ne jamais parvenir à faire ce qu’on leur demande.” Des chiffres qui vont en diminuant avec l’âge : 68% se déclarent victimes du Syndrome de l’Imposteur chez les 25-34 ans, 57% chez les 35-44 ans, 48% chez les 45-54 ans et 36 % chez les plus de 55 ans. Le manque d’expérience pourrait alors expliquer cette forte proportion de jeunes souffrant du Syndrome de l’Imposteur. 

Des managers qui considèrent plutôt le Syndrome de l’Imposteur comme un atout

Si 70% des sondés considèrent que le Syndrome de l’Imposteur nuit à leur carrière, ce n’est pas forcément le cas chez les managers. Près d’un manager sur trois avoue travailler deux fois plus et friser le burn-out pour compenser leur Syndrome de l’Imposteur et éviter d’être démasqués, mais la majorité d’entre eux le perçoivent positivement : 66% des managers considèrent que le Syndrome de l’Imposteur est un atout (contre 58% des Français en général). 

Valorisé, le Syndrome de l’Imposteur peut même servir (inconsciemment) à former une équipe. En 2015, une étude de la chercheuse en management Myriam Bechtoldt, de la Frankfurt School of Management, démontrait que plus les managers souffraient du Syndrome de l’Imposteur, plus ils avaient tendance à s’entourer d’autres salariés souffrant de Syndrome de l’Imposteur,  préférant déléguer leurs tâches à ces autres «imposteurs», ayant tendance à voir une part d’eux-mêmes dans ces salariés, “pour se prouver que le manque de confiance n’empêche pas de réussir dans une tâche.”

Comment aider les salariés à sortir du Syndrome de l’Imposteur ? 

Pour la plupart de ceux qui en souffrent, le Syndrome de l’Imposteur n’est pas transitoire et est un état plus ou moins permanent, qui peut même toucher la sphère privée (pour 41% des managers vs un français sur 3 en général). 

Face à ce trouble, pourtant, les victimes du Syndrome de l’Imposteur sont 39% à ne rien faire, 25% à travailler plus pour lutter contre et 14% à voir un coach ou un psy. Il existe pourtant des techniques qui peuvent aider les salariés à se libérer du Syndrome de l’Imposteur. Pour exemple, de nombreux psychothérapeutes et coachs s’appuient sur la théorie du psychologue canadien Albert Bandura autour du concept d’efficacité personnelle comme base de la motivation et de la persévérance.

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