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Pourquoi les ruptures conventionnelles ont atteint un niveau record en 2021

454 000 ruptures conventionnelles individuelles ont été accordées en 2021 dans le secteur privé. Un chiffre record qui pourrait bien être dépassé encore en 2022, vu les chiffres actuels.

Simple “retour à la normale” ou signe d’une “grande démission” ? Certains métiers et secteurs sont plus touchés que d’autres. Une tendance à suivre de près pour les responsables RH.

Des ruptures conventionnelle qui ont repris leur hausse en 2021

C’est le dernier rapport de la DARES sur “Les ruptures conventionnelles en 2021” qui souligne ce mouvement dans son sous-titre : “de nouveau en hausse après la crise sanitaire.”

Selon les chiffres de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail 454.000 ruptures conventionnelles individuelles ont été homologuées dans le secteur privé en France métropolitaine en 2021.

Ce qui correspond à une augmentation de 6,1 % sur l’année, après un recul de 3,6 % en 2020. Leur nombre, qui n’avait jamais cessé d’augmenter avant 2020, dépasse de 2,3 % son niveau d’avant la crise sanitaire.

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Source : DARES

Il est important de souligner que, depuis leur mise en place par la loi de modernisation du marché du travail du 25 juin 2008, les ruptures conventionnelles n’ont jamais cessé de progresser : près de 172 000 ruptures conventionnelles homologuées la première année, en 2009 ; 317 000 ruptures conventionnelles en 2013 : un point culminant en 2019 avec 444 000 ruptures sur l’année. Seul repli : 2020 et 2021 en raison de la crise sanitaire.

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… Et en 2022 aussi !

Un mouvement qui ne risque pas de se freiner si l’on s’intéresse aux chiffres de 2022. En effet, la DARES a enregistré 42 300 homologations de ruptures conventionnelles en mars 2022, un des chiffres les plus élevés jamais enregistré. Et le nombre de ruptures conventionnelles homologuées a augmenté de 3,3 % au premier trimestre 2022 par rapport au dernier trimestre 2021, atteignant 42.300 sur le seul mois de mars (+4,3 % sur un mois).

Cependant, les experts n’y voient pas le signe d’une grande démission à la française ou d’une explosion des envies d’ailleurs des salariés français. Selon la DARES, il est important de lire ces chiffres au regard d’une année 2020 très particulière, marquée par la crise sanitaire et donc le maintien des emplois et des changements de postes.

Les cadres peu touchés par les ruptures conventionnelles

Toutes les tranches d’âge et toutes les régions sont touchées par cette hausse des ruptures conventionnelles. Tous les secteurs d’activité aussi, à l’exception de l’information-communication et les activités financières et d’assurance (respectivement -4,5 % et -0,4 % par rapport à 2020).

Du côté des typologies de postes, le rebond des ruptures conventionnelles touche plus particulièrement les employés (+7,7%), les ouvriers (+7,6%) et les techniciens (+5,7%). Chez les cadres, la bonne santé de l’emploi explique une hausse bien moins importante qu’avant-Covid (+1,6 % en 2021 après +2,3 % en 2020 et +10,0 % en 2019).

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Source : www.cadremploi.fr

Des cadres qui s’en sortent également mieux dans leurs négociations de ruptures conventionnelles grâce à “leur connaissance plus approfondie du dispositif par certains, par le secteur d’activité ou encore par la taille de l’entreprise” (DARES).

Ainsi, en comparaison avec les autres catégories de salariés, à niveau d’ancienneté équivalent, les cadres bénéficient de meilleures indemnités de rupture :

  • L’indemnité médiane des cadres en rupture conventionnelle s’élève à 5 280 euros, contre 1 000 euros chez les employés.
  • L’indemnité médiane chez les cadres s’élève à 0,30 mois de salaire par année d’ancienneté (contre 0,25 mois chez les employés et les ouvriers).
  • 57 % des cadres ont une indemnité supérieure d’au moins 5 % à l’indemnité légale (contre 17 % des ouvriers et 19 % des employés).

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