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Pourquoi l’omniprésence de la voiture coûte très cher à la société

La voiture et ses externalités coûtent cher à la collectivité et au contribuable. Accidents, pollutions, bruits, réchauffement climatique… Et si on faisait les comptes ?

Dans la plupart des sociétés industrialisées, la voiture est partout. Elle est et reste le mode de déplacement majoritaire pour la majorité des citoyens, et les politiques d’urbanisme continuent de structurer les villes autour de l’usage de la voiture.

Cette omniprésence de la voiture a permis, au cour de son développement au 20ème siècle, d’augmenter considérablement les distances parcourues par les citoyens. Elle a permis d’élargir les frontières de nos mobilités individuelles.

Mais cette omniprésence a aussi un coût considérable pour la collectivité. En effet, l’argent public finance massivement l’infrastructure liée à la voiture, mais aussi la gestion de ses externalités, liées à la pollution, aux émissions de CO2, au bruit ou encore aux accidents de la route. Alors, combien coûte la voiture à la société ? Faisons les comptes.

Un coût économique direct considérable

Évidemment, le premier coût lié à la voiture, c’est la construction des routes sur lesquelles elle roule. Et ce coût peut vite être très important : on estime par exemple que les coûts de construction d’un seul kilomètre d’autoroute varient entre 6 millions d’euros et près de 25. Sachant qu’il y a près de 11 000 km d’autoroutes en France, et près d’un million de km de routes (comprenant les routes nationales, départementales et communales) le coût grimpe vite. Cela dit, ces routes ont été construites progressivement dans le temps, ce qui rend complexe l’évaluation d’un coût pour la collectivité. Et puis, la présence de routes sur le territoire est indispensable, ne serait-ce que pour le transport de marchandises, les services publics ou encore les secours. Difficile donc d’imputer ce coût entièrement à « la voiture ».

Le coût de l’entretien des routes est également très élevé. Près de 15 milliards par an de dépenses pour l’Etat et ses collectivités selon Routes de France, qui fédère les acteurs du secteur de la route. En cause, un trafic élevé, qui accélère l’usure selon un audit commandé par le Ministère des Transports. Un trafic important qui est tiré notamment par l’usage systématique du véhicule individuel pour le transport de passagers, et aussi par l’usage de la route pour le transport de marchandises.

Parmi les coûts directs liés à la voiture, on peut ajouter celui du stationnement. Il semble difficile de trouver une évaluation globale de ce coût pour les fonds publics en France, mais on a quelques estimations locales. À Paris par exemple, l’entretien des places de parking coûte chaque année environ 75 millions d’euros, pour 1 million de places de stationnement dont seulement 300 000 sont publiques. Dans un rapport de la Cour des Comptes, les sages de la rue Cambon dénonçaient le coût trop élevé du parking pour les collectivités. Par exemple, la municipalité de Niort a dépensé 14 millions d’euros pour construire un parking de 500 places, soit près de 30 000 euros la place. On peut donc sans problème estimer que le coût de la construction et de la gestion du stationnement est très élevé pour les collectivités : sans doute plusieurs milliards. Et en matière de parking, le contribuable paie deux fois : une première fois par l’impôt (qu’il utilise ces places ou non) et une deuxième fois lorsqu’il utilise le stationnement (souvent payant, et de plus en plus cher).

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À ces coûts internes, il faudrait ajouter un coût externe : celui des accidents de la route. Selon les estimations, les coûts directs liés à la sécurité routière varient entre une quinzaine et plusieurs dizaines de milliards d’euros par an, selon ce qu’on inclut dans le calcul. Pour les coûts directs (coût des secours, du soin aux victimes, de la gestion de la zone accidentée comme le déblayage des véhicules) la facture monte à près de 15-17 milliards par an, comme l’indiquent les bilans de la sécurité routière ou un rapport publié par le groupe écologiste au parlement européen. Mais les chiffres montent vite, jusqu’à près de 30 à 40 milliards par an, si on ajoute à ce coût les pertes économiques indirectes liées aux accidents de la route : handicap, décès, préjudice moral etc.

Un coût environnemental <!–

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