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Pourquoi planter des arbres n’est pas toujours une bonne idée

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Pour compenser les émissions de CO2, la solution la plus souvent utilisée est de planter des arbres. En théorie, cela semble parfait puisqu’on considère qu’en moyenne un arbre absorbe environ 25 kg de CO2 par an. Mais le dernier rapport du GIEC vient mettre à mal ce principe qui semblait sans faille. Certes, le reboisement peut lutter contre le changement climatique et restaurer la biodiversité mais, lorsqu’il est mal fait, il peut accélérer la disparition de certaines espèces animales et affaiblir les écosystèmes.

Un arbre planté pour chaque T-shirt acheté, les émissions en CO2 d’un voyage compensé, un coup de pouce contre le changement climatique au moment d’expédier un colis… autant de cas où l’on vous propose au quotidien d’aider reboiser la planète pour tendre vers l’empreinte carbone zéro. L’an dernier, des milliards de jeunes arbres ont été plantés pour tenter de lutter contre le réchauffement de la planète. Mais il y a un hic…

Quand planter des arbres fait du mal à la planète

Reboiser semble être un cercle vertueux. D’une part, ces forêts sont un moyen de subsistance supplémentaire pour les populations et faunes alentour. D’autre part, les nouveaux arbres absorbent et emprisonnent le dioxyde de carbone qui réchauffe la planète. Enfin, ces plantations améliorent la santé des écosystèmes. Du moins, c’est ce qu’on pensait jusqu’à présent. Le dernier rapport en date du GIEC remet cela en cause dans différents cas de figure.

Comme le souligne le site MIT Technology Review, certaines études identifiées par le GIEC remettent en cause la plantation systématique de forêts. D’une part, planter suffisamment d’arbres ou de plantes pour éliminer davantage de dioxyde de carbone nécessitera de vastes étendues de terres. Une problématique qui pourrait entrer en concurrence avec l’agriculture et donc l’alimentation des populations présentes dans la zone. Créer une forêt plutôt qu’un champ de blé ou de maïs n’est pas forcément une bonne idée. Cela pourrait entrer en conflit avec les efforts visant à produire de la nourriture pour une population croissante et exercer des pressions supplémentaires sur les espèces animales et végétales de la zone.

Les oiseaux en danger en cas d’afforestation

Une étude déposée sur la base de donnée Europe PMC alerte aussi sur le fait que la conversion d’une grande proportion de terres pour éviter un réchauffement de 2 ˚C pourrait avoir un impact plus important sur la répartition et la survie des espèces d’oiseaux européennes qu’un réchauffement climatique de 4 °C.

Selon ce rapport, il est nécessaire de bien faire la différence entre la reforestation (replanter des arbres dans des zones où il y en avait précédemment, de manière récente) et l’afforestation, c’est-à-dire planter des arbres dans des zones où il n’y en a jamais eus ou des espaces où il n’y en a plus depuis bien longtemps. Dans le premier cas de figure, les effets sont positifs dans la très grande majorité des cas. Dans le second, cela peut déstabiliser l’écosystème et avoir des conséquences négatives sur la faune et la flore in fine.

D’autant plus que la plantation d’arbres peut également réduire la circulation d’eau souterraine et donc augmenter le risque et l’intensité des feux de forêt. Le rapport du GIEC explique aussi, souligne le MIT Technology review, que le reboisement peut contribuer au réchauffement climatique. Comment ? Un champ d’herbe réfléchit de manière bien plus effective la chaleur qu’une forêt. Autant d’arguments qui font que le reboisement ou la création de nouvelles plantations d’arbres ne doit pas se faire sans une analyse précise de la situation dans une zone donnée. Tout est dans le contexte.

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