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Présidentielle 2022 : l’élection passe aussi par l’assiette

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Inciter les candidats à la présidentielle à intégrer l’alimentation durable dans leur programme de campagne. Pour cela, un collectif d’organisations (Too Good To Go, Yuka, C’est qui le patron ?!…) fait 10 propositions pour tout changer.

En matière d’alimentation durable, ce collectif a les recettes pour tout changer. Too Good To Go, Yuka, C’est qui le patron ?! et sept organisations lancent, en ce début mars, le Collectif de l’alimentation durable pour tous. Et font aux candidate et candidats à la présidentielle 2022 dix propositions concrètes pour réformer le système alimentaire en France. Cette thématique est une priorité de la population. Selon l’étude Food 360 menée en 2018, 63 % des Français veulent manger sainement. Et 90 % demandent des produits qui respectent l’environnement.

Le travail intense du Collectif a permis de définir 10 propositions concrètes qui ont été testées localement avec succès, explique Lucie Basch, co-fondatrice de Too Good To Go. Leur mise en oeuvre à grande échelle aura un impact d’ampleur sur la durabilité du système alimentaire et le quotidien des Français. Et parce qu’il est crucial que notre alimentation devienne une priorité du prochain Président, ces propositions ont été soumises à tous les candidats à l’élection présidentielle.”

L’alimentation durable ne peut être partisane.

Lucie Basch, Too Good To Go.

10 propositions pour une alimentation durable

  1. Le bio accessible à tous. Sur une idée de La Fourche, le but est d’instaurer un chèque alimentation bio mensuel de 100 euros. Il sera réservé aux Français en situation de précarité alimentaire pour favoriser l’accès à une alimentation bio et durable.
  2. Les circuits courts à l’honneur. L’objectif est de promouvoir les circuits courts en exonérant de TVA les produits issus de la vente directe. Actuellement, la taxe appliquée est de 5,5 %. Cette idée a été soumise par la Ruche qui dit Oui !
  3. En finir avec les nitrites. L’application Yuka souhaite interdire les additifs nitrés dans tous les produits alimentaires. A commencer par la charcuterie. 
  4. Afficher l’impact environnemental de la restauration collective. Il faudrait généraliser l’évaluation et l’affichage environnemental des plats proposés par les restaurants collectifs de plus de 300 couverts/jour. Une initiative suggérée par Eco2 initiative.
  5. Mieux informer les consommateurs les dates limites de consommation. Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, Too Good To Go veut généraliser l’apposition d’une mention complémentaire après la Date de Durabilité Minimale. Elle indiquerait que le produit reste consommable après la date.
  6. Lutter contre le gaspillage alimentaire et la précarité alimentaire en développant la culture du don. La Fédération Française des Banques Alimentaires entend renforcer les contrôles de l’interdiction de jeter. Aussi, elle veut d’avantage de contrôles sur la qualité du don pour lutter contre le gaspillage. La Fédération rappelle que cela représente 150 kilos d’aliments jetés par an par habitant. C’est l’équivalent de 159 euros par personne et 3 % des émissions de CO2 en France.
  7. Une pêche plus juste et durable. Poiscaille réclame une réforme de l’interprofession de la pêche en France. Ici, le but est de mieux refléter la diversité du secteur et notamment de la petite pêche. En sus, le droit de pêche et la répartition des quotas doivent être attribués aux acteurs les plus vertueux.
  8. Instaurer une comptabilité des externalités pour une agriculture durable. Cette idée de Maxime de Rostolan est d’appliquer à tout le secteur agricole et alimentaire une méthode de comptabilité en triple capital. Celle-ci intégrerait au bilan et au compte de résultat les capitaux naturel et humain en sus du capital financier. Cela permettrait de rémunérer les agriculteurs rendant des services écosystémiques. Et de taxer ceux qui ont une empreinte globale négative.
  9. Intégrer les consommateurs aux négociations commerciales. “C’est qui le Patron ?!”  veut généraliser son principe à d’autres secteurs. Cette solution permet de mieux protéger les producteurs. Et elle contribue à consommer de manière plus durable et plus responsable.
  10. Étendre l’application de la loi EGAlim à tous les acteurs de la restauration d’entreprise. FoodChéri veut que davantage d’acteurs appliquent des mesures en faveur d’une alimentation saine et durable. Exemple : utiliser 50 % de produits durables, dont 20 % de bio, et diversifier leurs sources de protéines.

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