fbpx

Prévention des risques professionnels : encore des efforts à faire !

En 2021, plus des trois quarts des dirigeants et DRH d’entreprises de moins de 500 salariés (76 %) estiment savoir ce qu’est la prévention des risques professionnels. Et ils sont plus de huit sur dix à déclarer connaître le caractère obligatoire du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). C’est neuf points de plus qu’en 2019. Ce constat plutôt positif émane d’une enquête* menée par OpinionWay pour Itelis, société de services dans le domaine de la santé, et publiée le 14 octobre dernier.

De fait, les entreprises progressent dans la réalisation de leur DUERP. Les deux tiers des responsables interrogés (66 %, + 9 points par rapport à 2019) l’ont effectivement rédigé. Selon Itelis, « les entreprises de plus de 50 salariés et celles des secteurs industrie, construction et agriculture se démarquent comme les plus informées et les plus engagées dans la réalisation de ce document ». Reste, tout de même, encore un tiers de mauvais élèves.

Par ailleurs, l’identification des risques psychosociaux (RPS) demeure délicate à appréhender. Un quart des dirigeants admettent ne pas savoir en quoi consiste un diagnostic RPS, « signe que ces enjeux ne sont pas encore pleinement intégrés dans la culture des risques des entreprises », commente Itelis.

Instauration de bonnes pratiques

Lister les risques est une chose, établir une stratégie de prévention en est une autre. Or, selon cette enquête, la majorité des entreprises (58 %) n’a pas mis en place de plan de prévention – c’est notamment le cas des TPE. Pour les autres, les bénéfices d’un tel plan sont multiples.

En premier lieu, il permet de limiter l’exposition des collaborateurs aux risques (91 % des répondants). Il soutient également l’instauration de bonnes pratiques (88 %) et renforce le capital « marque employeur » (78 %). Il est d’ailleurs aussi considéré comme un investissement rentable (70 %) et un levier de productivité (66 %, +11 points par rapport à 2019).

À noter que la loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail, encore méconnue – 55 % des répondants n’en ont pas entendu parler – prévoit que la DUERP et ses mises à jour feront « l’objet d’un dépôt dématérialisé sur un portail numérique déployé et administré par un organisme géré par les organisations professionnelles d’employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel ». Pour l’heure, plus d’une entreprise sur deux converties au DUERP utilise un simple tableur.

*Seconde édition d’une enquête sur les obligations de prévention santé en entreprise, menée par téléphone du 19 avril au 6 mai 2021 auprès de 300 dirigeants et DRH d’entreprises françaises de 1 à 500 salariés.

Instauré en 2001, le DUERP est obligatoire dans toutes les entreprises dès l’embauche du premier salarié. Ce document doit lister les risques professionnels encourus par les travailleurs en incluant les risques psychosociaux, et les actions de prévention et de protection qui en découlent.
L’évaluation des risques professionnels relève de la responsabilité de l’employeur. Elle s’inscrit dans le cadre de son obligation générale d’assurer la sécurité et de protéger la santé des salariés.
Le DUERP doit être mis à jour :
• Au moins 1 fois par an ;
• Lors de toute décision d’aménagement modifiant les conditions de travail ou impactant la santé ou la sécurité des salariés (utilisation d’un nouveau produit chimique dangereux par exemple) ;
• Lorsqu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque dans une unité de travail est recueillie (par exemple, apparition de maladies professionnelles, pandémie due à la Covid-19).
L’absence de formalisation des résultats de l’évaluation des risques dans le DUERP est passible d’une amende.

Pour en savoir plus ou lire la suite : Source | Lien vers l'article

Les dernières publications :