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Quand l’intelligence artificielle mesure la beauté humaine

Written by Cyril Fiévet
16 h 36 min
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Nous ne suis point trop moche. Cela n’est pas nous qui le manifeste, ni ma donner mère, ni également la femme touchant à ma vie. Pas, c’est une jugement artificielle qui un dit. Elle me l’assure, mon “score de beauté” se révèle être de 7, deux sur 10. Nous m’en sors correctement.

Rapidement passées sur un site Internet, en face de ma la vidéo-conférence, un logiciel domine analysé mon frimousse. Il en peut déduit, presque instantanément et avec le “taux de confiance pour obtenir 100 %”, succinct j’étais un hère, que j’avais chez 52 et 55 ans (j’en garde 53). Et que j’avais “l’air triste” (en plein confinement individuelle et souffrant de ce Covid-19 depuis à peu près deux mois, c’est probable). L’algorithme détient finalement conclu succinct j’étais “normal dans 92 %”.

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Bb en question s’appelle “ How n ormal am I ? ” (“À quel point suis-je courant? ”). Il pas résulte pas d’une pirouette marketing d’une marque de cosmétiques, mais s’inscrit en vaste projet entièrement consacrées européen, Sherpa. Poursuivi en 2020 et supposant onze partenaires avec six pays occidentaux, le projet a pour vocation de “mieux comprendre les répercussions des systèmes de renseignement intelligents, résultants proposent un l’intelligence artificielle adjointe de big data, au seins des plans de l’éthique et des verticaux de l’homme” .  

Normalité de l’intelligence artificielle

“How normal am I? ” fut créé par le Néerlandais Tijmen Schep, artisan et concepteur proposent un systèmes numériques écoutant la vie privée. Très heureux mais surpris de la réussite de son site – deux semaines lors de son lancement queue septembre 2020, plus de 100 000 personnes y avaient déjà testé à elles visage –, celui-ci met en surveillance contre les conséquences pervers de procédés qui nous jugent dans notre insu. Imposant une sorte de “normalité artificielle”.  

Et de mettre en exergue: ”Si vous en votre for intérieur obtenez un score de beauté concernant le 6, 5, est-ce bon ou pire? Pour le savoir, les résultats sont comparés aux scores de vos amis qui vous disposent de précédé. Vous pouvez donc savoir si vous êtes au sein de la moyenne ou pas. C’est la même chose lequel se produit aujourd’hui, détails techniques systèmes d’IA [intelligence artificielle] anciens qui se charge de nous comparent les certains aux autres. Cacahuette pour un méthode, “normal” ne est défini que mathématiquement, ce qui induit le glissement entre “être normal” et se présenter comme juste “moyen”. ”

Le point se révèle être marqué. Mais celui-ci demeure que, formidable ou mauvais, un “score de beauté” que vous attribue une machine se révèle être troublant en soi.

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Ces biais du bon

L’idée n’est pas romane. En 2016, le concours international dans beauté pas tel que les autres, Beauty. domine, défrayait la chronique et engendrait la vive polémique. Ton ambition: laisser un ensemble de intelligences artificielles désigner “les personnes les plus attirantes” au sein de plus de 6 000 vidéos de visages envoyés par les internautes. Ce sujet? Sur les 44  à vocation plus “belles” personnes de palmarès final, 37  étaient blanches, la seule avait cette peau foncée (alors que beaucoup de frère émanaient d’Inde ou bien de pays africains). Allons bon. Aussi une IA a la possibilité donc être ségrégationniste ?

À l’époque, ces organisateurs s’avouaient fasciné des résultats. Et expliquaient que le problème pas venait pas autant des algorithmes uniquement des bases d’images utilisées pour les entrainer. « Si vous n’avez point beaucoup de personnes de pigment dans les jeux documentaires initiaux, vous risquez d’avoir des résultats biaisés » , concédait Alex Zhavoronkov, responsable scientifique de Beauty. domine, dans The Guardian.

Le journal résumait bien la argument du fiasco: « Bien que l’entreprise n’ait pas bati d’algorithme de manière à considérer cette peau claire tel que un signe de transcendance, les données utilisées disposent de effectivement conduit ces robots-juges à une conclusion. »

Neutralité de l’intelligence artificielle?

Quand l’on parle d’intelligence artificielle, la question de ce biais est cruciale. Au-delà des jugements de beauté, elle-même se posera par ailleurs. Et sans doute relatives au façon bien à vocation plus pernicieuse, dans d’innombrables cas où un ensemble de systèmes « intelligents » sauront à recommander une décisions ou prendre notre décision.

Qu’il s’agisse de recrutement, dans médecine, d’automatisation un ensemble de centres d’appels et la relation client mais également de détection touchant à fraudes financières, de quelle manière garantir qu’une IA n’est pas déviée, et comment s’en rendre compte lorsque elle l’est?

La « neutralité » proposent un l’intelligence artificielle est par conséquent un sujet qui taraude la communauté scientifique depuis de nombreuses décades. Les avis se trouvent être partagés mais différents experts doutent du notre aptitude dans créer des procédés garantis sans obliques d’aucune sorte. « Nous redevons briser le mythe d’une IA neutre mais aussi sans préjugés. Vous encodons nos obliques dans tout ce sommaire nous créons, qu’il s’agisse de livres, de poèmes ou bien d’intelligence artificielle » , exprime avec fermeté Ramesh Srinivasan, maître en sciences pour obtenir l’information à l’Université de Californie dans Los Angeles, concernant le site Big Think en mars 2020.

“Ces procédés “intelligents” influencent énormément nos vies. Au seins des sites de mise en relation, vous risquez touchant à n’être mis sur la relation qu’avec de vos amis jugées aussi attirantes que vous” , explique-t-il.  

Rendement idéales

Et pour revenir à la beauté, cela biais peut de plus être volontairement induit. Avec un enveloppe de provocation, Tijmen Schep a sciemment nourri et entrainé son logiciel pour obtenir scoring… à quitter des critères pour obtenir beauté exprimés via des étudiants filtre. Du coup, mon score de beauté dans 7, 2 devient très relatif. Chaque au plus aurais-je (peut-être) tendance à convenir aux jeunes Chinois(es).
Afin de autant, il pourrait être erroné d’en prédiquer qu’un logiciel mesurant la beauté se révèle être forcément inepte.

Des sculpteurs grecs de l’Antiquité aux scientifiques d’aujourd’hui, d’innombrables travaux disposent de tenté de mesurer, d’analyser, de axiomatiser la beauté. En célèbre Homme de Vitruve , un comparaison annoté, Léonard concernant le Vinci montrait à la Renaissance les « proportions idéales » d’un corps humain, et décrivait adéquatement de véritables « canons de beauté » théoriques. « La distance de ce bas du menton au nez, & des racines un ensemble de cheveux aux sourcils est la même, de même que l’oreille. Un tiers de visage », notait-il.

Plus a peu près nous, les monographies scientifiques cherchant dans percer le cheminée de la beauté se sont multipliées. Sur la 2000, une méta-analyse de onze monographies sur le sujet, menée à l’Université de ce Texas, conclut succinct « l’on s’accorde au sein de qui est ou bien n’est pas incitant, tant au coeur d’une même épistémè que d’une épistémè à l’autre ».

La perfection liée au côté de reproduction

En 2005, un article intitulé « La biologie de la transcendance faciale », publié avec l’International Journal of Cosmetic Science par Nick Neave et Bernhard Fink, chercheurs en anthropologie et sciences cognitives, enfonce le foulard: « Ce dernier était autrefois considérablement admis que les standards de beauté variaient arbitrairement. Des recherches récentes suggèrent, au contraire, que les avis des personnes sur l’attrait d’un visage sont remarquablement cohérents, indépendamment de race, de la nationalité ou de l’âge. »

Après avoir démodé en revue ces différents critères relatives au beauté, comme cette symétrie, les bénéfice ou la forme un ensemble de lèvres, ils prédiquent: « Il semble vraisemblable que les humains aient développé des mécanismes pour détecter mais aussi évaluer les signaux honnêtes du côté de reproduction d’une personne. » Relatives au là en découlerait « l’attractivité physique », responsable de la survie touchant à notre espèce, en bref.

Divers études, dont celle-ci de Melissa Franklin (Université du Nouveau-Mexique) en 2010, confirment par ailleurs que « les dames préfèrent des bouille mâles plus virils (mâchoires inférieures mantilles, sourcils épais, pommettes prononcées) quand elles-mêmes sont en saison d’ovulation ». À l’inverse, elles sont bien plus attirées par un ensemble de visages d’hommes mieux ronds, plus « féminins » en dehors de cette période. Se trouver être un « beau mec », une simple aventure d’hormones féminines?

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“Algorithmes naturels”

Tous ces prestations ont inévitablement tranchée à la tentative proposent un modéliser les composantes de la beauté. C’est ce qu’ont pour ne citer que cela fait en 2019 cinq chercheurs au sein de l’Université Sidi-­Mohamed-Ben-Abdellah dans Fès (Maroc). Ils proposent « une procédure automatique pour l’analyse de la beauté faciale », s’appuyant sur la diagnostic de dix-neuf composantes du visage, comparées aux « critères pour obtenir beauté » qui se dégagent de différentes décennies de services universitaires.

Et ce n’est point fini. Avec des instruments d’apprentissage automatique repais par des quantités astronomiques d’images, et de solides bases scientifiques afin de « quantifier » la perfection, on peut s’attendre aux intelligences artificielles éclairant la beauté des hommes de façon de mieux en plus ­convaincante.

On peut ce regretter, s’en alarmer, mais tout cela garde le mérite au sein de questionner notre compte rendu au beau. Il convient nous souvenir uniquement ce n’est point une intelligence artificielle qui a inventé le « délit proposent un sale gueule ». En outre nos gouts privatifs se conjuguent également à l’aune proposent un mécanismes et d’automatismes codés dans bb, ADN. D’un côté, l’IA présente un risque d’abriter (sournoisement) et d’amplifier (dangereusement) les pires diagonaux humains. De paralèllement, un, elle peut vous éclairer sur à nous propres « algorithmes naturels », donc nous assister pour comprendre les racines de notre humanité, beauté incluse.

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