La COBEL Academy propose des Webinaires & Master Class

Que retenir du rapport du groupe 3 du GIEC ?

Quels sont les points clefs à retenir du rapport du groupe 3 du GIEC ? Voici un résumé des grands enjeux mis en avant par les scientifiques du GIEC.

Le groupe 3 du GIEC vient de publier son 6ème rapport. Consacré à la lutte contre le réchauffement climatique, il explore les pistes d’action à mettre en oeuvre dès aujourd’hui pour limiter les dégâts liés à la crise climatique.

Pour comprendre ce que contient ce rapport, voici une liste de 10 points clefs à retenir.

1 – Une réduction drastique et immédiate de nos émissions de CO2 est nécessaire

C’était attendu : le dernier groupe du GIEC a à nouveau mis l’accent sur l’urgence d’une baisse drastique de nos émissions de CO2 dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Les modélisations climatiques analysées par le GIEC convergent : pour limiter le réchauffement à 1.5 degré il faudrait que les émissions atteignent leur pic dès aujourd’hui ou au maximum d’ici 2025, puis qu’elles baissent de 48% d’ici 2030, 80% d’ici 2040. Les émissions de méthane (l’autre principal gaz à effet de serre) devraient baisser de 34% d’ici 2030 et de 44% pour le méthane. Pour parvenir à cet objectif de 1.5 degré, il faudrait atteindre la neutralité carbone atteinte avant 2050.

Concernant l’autre seuil emblématique, celui des 2 degrés, les chiffres restent vertigineux : pour rester sous 2 degrés, il faut baisser de 37% nos émissions d’ici la fin de la décennie, ou de 37% d’ici 2040 (24% et 37% pour le méthane). Et atteindre la neutralité en 2070 au plus tard.

Le rapport confirme également que la neutralité carbone doit être atteinte le plus rapidement possible pour éviter les temps de dépassement (overshoot), c’est-à-dire les périodes où la Terre sera à des niveaux d’élévation des températures élevés.

2 – Les politiques climatiques actuelles sont loin d’être assez ambitieuses

L’autre constat, c’est que les politiques climatiques contemporaines sont très insuffisantes pour lutter contre le réchauffement climatique. Ainsi, malgré les politiques climatiques mises en place depuis deux décennies, malgré le recours aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique, aux nouvelles technologies, les émissions continuent à augmenter. Pour preuve : 17% de tous les gaz à effet de serre émis depuis 1850 ont été émis durant la dernière décennie. Nous émettons chaque année près de 60 milliards de tonnes de CO2, soit 12% de plus qu’en 2010 et 54% de plus qu’en 2000.

Je ne souhaite pas m’inscrire pour l’instant >Comprendre, c’est pouvoir agir.

Pour vous aider à renforcer vos connaissances sur le long terme, nous vous proposons de rejoindre notre communauté en vous inscrivant à notre newsletter hebdomadaire.

Si cette tendance se poursuit, le monde se dirige vers 3.2 degrés de réchauffement climatique, et donc vers des conséquences écologiques, sanitaires, sociales et économiques catastrophiques. Si les centrales à charbon, les puits de pétrole et de gaz et autres infrastructures de production d’énergies fossiles actuelles sont utilisées comme prévu aujourd’hui, leurs émissions seront suffisantes pour nous amener à 2 degrés de réchauffement climatique.

Même avec les promesses faites dans le cadre de l’Accord de Paris, les émissions seraient suffisantes pour nous mener à un réchauffement supérieur à 1.5 degré. Ces promesses sont donc insuffisantes pour affronter la crise climatique, et dans les faits, les politiques mises en place sont elles-même moins ambitieuses que les contributions promises dans l’accord de Paris.

Il faudrait donc accélérer massivement les efforts des politiques climatiques.

3 – La fenêtre d’opportunité se réduit pour limiter les dégâts

Le problème c’est que la fenêtre d’opportunité pour agir face à la crise climatique est en train de se refermer. Si l’on voulait avoir de bonnes chances de maintenir la planète sous 1.5 degré de réchauffement climatique, il ne faudrait pas émettre plus de 500 milliards de tonnes de CO2 supplémentaires. Ce budget carbone représente à peine 8 années aux taux d’émissions annuelles actuels. Pour se maintenir sous les 2 degrés, il ne faudrait pas dépasser les 1150 milliards de tonnes de CO2, soit à peine 20 ans aux taux d’émissions actuels.

Le GIEC estime donc que pour mettre en oeuvre une transition climatique réaliste à même de nous maintenir sous ces seuils, nos émissions devraient baisser en valeur absolue dès aujourd’hui, ou au maximum dans les 2

Pour en savoir plus ou lire la suite : Source | Lien vers l'article

Les dernières publications :