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Rapport du Giec : agir pour le climat ne coûte pas si cher, on vous explique pourquoi en une infographie

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Publié le 06 avril 2022

INFOGRAPHIES & VIDÉOS

Le dernier rapport du Giec sur les solutions au changement climatique consacre aussi une partie au coût que représenterait une action ambitieuse. Les experts sont formels : agir pour le climat, en restant sous la barre des 2°C de réchauffement, aurait des bénéfices économiques supérieurs au coût engendré. Depuis de nombreuses années, de nombreuses études démontrent l’intérêt économique à respecter l’Accord de Paris. 

L’argent n’est pas un problème. C’est en substance ce que dit le dernier rapport du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, publié en début de semaine et consacré cette fois aux solutions pour rester sous la barre de 1,5°C, voire 2°C, de réchauffement d’ici la fin du siècle. “Même s’il faudrait multiplier d’un facteur trois à six les ressources à l’horizon 2030, le volume de capitaux et de liquidités disponibles à l’échelle planétaire est suffisant pour atteindre le montant à investir. Tout dépendra de la clarté des signaux que donneront les gouvernements et la communauté internationale”, expliquent les auteurs du rapport.

Ainsi, selon les modélisations réalisées par le Giec pour des politiques climatiques plus ambitieuses, il apparaît que le PIB mondial continuerait de croître et ne serait inférieur que de 0,04 à 0,09 point en moyenne par an sur la période 2020-2050 par rapport aux trajectoires sans atténuation. Et c’est sans compter sur les co-bénéfices économiques des mesures d’atténuations mises en place (sur la santé, la pollution, la réduction du coût des catastrophes ou encore des coûts d’adaptation). “L’avantage économique mondial de limiter le réchauffement à 2°C dépasserait le coût de l’atténuation dans la plupart des publications évaluées”, conclut le Giec.

Infog rapport giec cout action climatique

“L’argent ne manque pas, ce sont les incitations qui font défaut”

“Du point de vue économique, il n’y a aucune hésitation à avoir pour agir énergiquement face au changement climatique. En effet, selon le Giec, il est probable que les bénéfices de l’action climatique dépassent les coûts d’ici à la fin du siècle. Autrement dit : continuer avec les politiques actuelles, qu’on continue de retrouver dans plusieurs programmes présidentiels, nous coûtera plus cher à long terme que de mener à bien la transition écologique”, réagit Philippe Quirion, économiste au Cired et directeur de recherche au CNRS.

De nombreux rapports démontrent régulièrement que le coût de l’action climatique serait inférieur à celui de l’inaction. Celui qui a fait le plus de bruit est le rapport Stern de 2006, émanant du ministère des Finances britannique et coordonné par Nicholas Stern, l’ancien chef économiste et vice-président de la Banque mondiale. Il évalue le coût de l’inaction entre 5 % et 20 % du PIB mondial contre… 1 % pour celui de l’action. Plus récemment, une étude du cabinet McKinsey estime à 1000 milliards de dollars le coût additionnel annuel d’un scénario net zéro comparé aux politiques actuelles d’ici 2050. Un montant à mettre en lien avec les subventions publiques néfastes à l’environnement évaluées à 1 800 milliards de dollars par an par une coalition d’entreprises et d’ONG.

En France, d’après les estimations de l’Institut d’économie du climat (I4CE), ce sont aujourd’hui 13 à 17 milliards d’euros d’investissement par an, public et privé, qui manquent à l’appel dans la rénovation thermique des bâtiments, les véhicules et infrastructures de transport propres, les énergies décarbonées. “L’argent ne manque pas, ce sont les incitations à investir en faveur du climat qui font défaut”, martèle Benoît Leguet, directeur d’I4CE.  

Concepcion Alvarez @conce1

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