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Récession historique en vue pour la Russie


Creative Commons - Pixabay

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Des milliers voire des millions de personnes vont sombrer dans la pauvreté. Avec les sanctions occidentales décrétées contre la Russie, ont un impact direct sur le système financier du pays. Le rouble chute et les établissements financiers accusent le coup anticipant une récession historique. Difficile d’en évaluer la portée alors que la guerre en Ukraine ne fait que commencer et les analystes divergent très largement. Tout en estimant qu’elle sera plus importante que celle de 1998 et la chute de 5,3% du PIB. 

« Depuis 2014 et l’annexion de la Crimée, Vladimir Poutine a renforcé l’indépendance économique de son pays en musclant certaines filières industrielles et en réduisant l’exposition des réserves de la banque centrale (équivalant à 630 milliards de dollars, soit 580 milliards d’euros) au billet vert. Mais Moscou ne pourra guère tenir longtemps en autarcie, car les sanctions occidentales empêchent la banque centrale d’accéder à une grande partie des réserves détenues en devises étrangères – près de 400 milliards de dollars. « Dans quelques mois, voire semaines, la Russie pourrait plonger dans un défaut de paiement et une crise sociale comparable à celle traversée par l’Argentine en 2001 », juge Ludovic Subran, chef économiste chez Allianz » rapporte Le Monde .

Outre l’interruption des activités de nombre d’opérateurs étrangers, les sanctions Swift vont faire augmenter les couts des transactions étrangères avec des conséquences globales sur l’économie russe. Tandis que le soutien de la banque centrale russe desserre légèrement la pression tout en mettant en danger le système bancaire dans son ensemble.
Mais les dégâts les plus importants s’annoncent avec une inflation qui pourrait atteindre 20% dans quelques semaines. « Ce, alors que la Russie est l’un des pays les plus inégalitaires au monde. « Les 10 % les plus riches y captent près de 47 % du revenu national, contre 17 % pour les 50 % les plus pauvres », illustre Theresa Neef, économiste membre du WIL, citant les nouvelles données publiées en décembre par son laboratoire. Cet écart est incomparablement plus fort qu’en Europe, où les 10 % les plus aisés captent 35,8 % du revenu national, contre 18,9 % pour les plus pauvres » ajoute Le Monde.

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