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Recrutement : des DRH optimistes pour 2022 malgré quelques freins

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Alors que la crise sanitaire semble s’éloigner de plus en plus, où en sont les recruteurs et décideurs RH dans leurs perspectives de recrutement ? Une récente enquête IFOP / Le Figaro Recruteur souligne un fort optimisme concernant la situation (notamment économique) des entreprises.

Les recrutements devraient alors s’intensifier. Mais deux freins semblent poindre : l’absence d’augmentations de salaire et une politique de télétravail qui n’a pas évolué en 2 ans. Comment, alors, fidéliser et attirer les talents dans son entreprise ? 

Sommaire de l’article:

Des recruteurs plutôt optimistes pour l’avenir de leur entreprise

L’étude “État d’esprit des recruteurs, 2ème édition” menée en ce début d’année par l’IFOP pour Figaro Recruteur confirme (comme expliqué entre autres dans notre article “2022, l’année des cadres”) les bons chiffres de la reprise pour la plupart des entreprises françaises : le gouvernement a récemment annoncé une croissance de 7% en 2021 et une hausse du produit intérieur brut (PIB) se poursuit (+0,7 % au 4ème trimestre 2021 après +3,1 % au troisième trimestre).

Ces bons résultats impactent forcément positivement la confiance des salariés et notamment des décideurs RH dans leur entreprise. Selon l’étude de l’IFOP : 

  • 83% des décideurs RH s’estiment « optimistes » concernant la situation de leur organisation.
  • 67% sont optimistes quant à la situation économique globale de la France.
  • 33% constatent une amélioration de l’activité globale de leur entreprise.
  • 19% soulignent un meilleur engagement chez leurs collaborateurs.

Un optimisme qui pousse les recruteurs à s’engager dans une augmentation des effectifs

L’étude met en exergue une part croissante d’entreprises françaises ayant l’intention d’augmenter en 2022 leurs effectifs, notamment les plus grandes d’entre elles et dans les services. 

Les DRH, poussés par la bonne santé économique de leur entreprise, sont donc 28% à prévoir d’augmenter leurs effectifs en 2022 (+9 points par rapport à mars 2021, plus particulièrement les structures de plus de 100 salariés (42%), et dans le secteur des services (35%).

Des recruteurs qui craignent le manque de moyens pour attirer et retenir les talents

Seule ombre au tableau face à ce beau mouvement d’optimisme : les décideurs RH sont 53% (-18 points par rapport à Mars 2021) à être peu confiants dans leur capacité à trouver les profils recherchés et 36% à anticiper des difficultés pour attirer de nouveaux talents.  

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Pourquoi ? Parce qu’ils font face à deux freins pour retenir et fidéliser leurs talents et pour en recruter de nouveaux. 

Le premier est du côté des chiffres : 4 décideurs sur 10 ne comptent pas du tout augmenter les salaires cette année (et pour les autres, la moyenne de l’augmentation serait de 1,4%).

Le second frein est organisationnel : 59% des décideurs déclarent que leur entreprise n’a pas fait évoluer la politique de télétravail depuis mars 2020 et 53% soulignent que leur entreprise n’a toujours pas d’accord spécifique sur le sujet. 

Le Figaro Recruteur souligne alors que ces deux freins « risquent d’impacter leurs capacités à retenir les meilleurs collaborateurs dans un contexte de sortie de crise sanitaire, et alors que s’agite le spectre d’une ‘grande démission’ à la française. »

Des nouvelles priorités pour les DRH en 2022

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Face à un nouveau contexte, les décideurs RH ont de nouvelles priorités. Comme pour répondre à leurs doutes pour recruter les bons profils en 2022, les DRH ont semblent-ils changer leur fusil d’épaule. Après avoir privilégié « le bien-être des collaborateurs et la sécurité sanitaire » pendant la pandémie, ils cherchent désormais à « fidéliser et d’attirer de nouveaux talents, dans la perspective d’une sortie de crise. »

Parmi les principaux challenges RH pour les entreprises en 2022, l’on trouve alors : 

  • La sauvegarde de l’emploi pour les petites entreprises (21 % et 7% pour les plus grandes).
  • Le maintien de la culture d’entreprise et de l’engagement des collaborateurs, surtout pour les grandes entreprises (20% contre 15% pour les moins de 100 salariés) et le développement de nouvelles formes de recrutement (17% contre 10% pour les plus petites entreprises). 
  • La formation des collaborateurs en 4ème position (10 %).
  • Et la revalorisation du sens de l’activité de l’entreprise en 5ème position (9 %).

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