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Recrutement : le Gouvernement enrichit et diversifie sa boîte à outils

Une instruction du ministère du Travail en date du 25 octobre précise les modalités de déploiement du plan de réduction des tensions de recrutement, annoncé le 27 septembre dernier. Doté d’un budget de 1,4 milliard d’euros, « ce plan doit être mis en place de la manière la plus opérationnelle possible, et à la maille territoriale la plus fine possible », annonce la ministre Élisabeth Borne.

De fait, les causes des tensions sont très différentes d’un bassin d’emploi à l’autre, constate-t-elle : problèmes d’accès au logement dans les zones les plus attractives, faible niveau de formation des demandeurs d’emploi, par exemple dans la région Grand Est, freins à la mobilité dans les territoires ruraux, etc.

Ce plan national – qui se combine aux actions menées en région dans le cadre des pactes régionaux d’investissement dans les compétences, eux-mêmes renforcés – sera donc décliné « à l’échelle où les dispositifs sont utilisés ». À savoir « au niveau du bassin d’emploi autour du sous-préfet d’arrondissement ». Lequel devra cibler trois freins locaux au recrutement à résoudre en priorité sur son territoire et opter pour les dispositifs les plus adaptés aux besoins. Pour la ministre, il s’agit aussi « d’amener chaque entreprise à ouvrir le périmètre de ses recherches en se saisissant de l’ensemble des outils mis à sa disposition par le service public de l’emploi ».

Immersions en entreprise

Parmi le panel de solutions – dont certaines sont encore peu connues des employeurs –, Élisabeth Borne entend notamment promouvoir les outils de recrutement associés à des formations : préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI), action de formation préalable au recrutement (AFPR). S’y ajoute une nouvelle aide à l’embauche d’un demandeur d’emploi de longue durée en contrat de professionnalisation (jusqu’à 8 000 euros).

Elle souhaite également développer les immersions en entreprise ou « périodes de mise en situation en milieu professionnel » (PMSMP). D’une durée d’une semaine à un mois, celles-ci permettent à des demandeurs d’emploi de découvrir un métier ou de confirmer leur projet professionnel. C’est un premier pas, aussi, vers un recrutement.

Outre une meilleure communication sur les aides à la mobilité professionnelle, les solutions d’hébergement, les aides aux mobilités domicile-travail et les solutions en matière de garde d’enfants, il est également question de favoriser le développement de groupements d’employeurs (GE) ou de groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ). Et d’associer à toutes ces démarches les plates-formes territoriales d’appui aux transitions professionnelles, « afin d’amener les salariés en reconversion vers les métiers en tension des territoires ».

À noter que, dans le cadre du plan, le recours au dispositif Transitions collectives (Transco) est simplifié afin de le rendre plus accessible aux PME. L’objectif de Transco, déployé depuis le 15 janvier 2021, est de permettre aux entreprises d’anticiper les mutations économiques et d’accompagner leurs salariés à se reconvertir dans un métier porteur, dans le même bassin de vie.
Jusqu’ici nécessaire, l’adoption d’un accord de type « gestion des emplois et des parcours professionnels » (GEPP) peut être remplacée par une information consultation du comité social et économique (CSE) sur la liste des métiers menacés. Et les reconversions peuvent être financées dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective (RCC) ou d’un accord de GEPP.

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