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Requins, dragons du Komodo, thons… La nouvelle “liste rouge” des espèces en danger publiée

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Publié le 06 septembre 2021

ENVIRONNEMENT

Une réactualisation de la “Liste rouge”, qui répertorie les espèces menacées dans le monde, a été présentée le 4 septembre par l’UICN, instance de référence en matière de conservation. Environ un tiers des espèces analysées sont menacées, dont le dragon du Komodo, les requins et les raies. Bonne nouvelle cependant du côté des thons, dont le statut s’améliore pour quatre espèces. L’UICN a également annoncé la mise en place d’un “statut vert” pour évaluer l’efficacité des politiques de conservation.

C’est une alerte rouge et un appel à l’action. Un total de 28 % des espèces répertoriées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) sont considérées comme “menacées“. Dans le cadre du Congrès de la nature, qui se déroule actuellement à Marseille, l’instance a présenté le 4 septembre l’actualisation de sa Liste rouge, l’inventaire mondial de référence sur l’état de conservation des espèces. 1 600 nouvelles espèces ont intégré le répertoire, portant le nombre total d’espèces suivies à 138 000.

Parmi les espèces menacées, le dragon du Komodo, plus gros lézard du monde. Son statut est passé de “vulnérable” à “en danger“. Les quelques milliers d’individus qui évoluent en Indonésie sont fragilisés par la destruction de leur habitat et le réchauffement climatique. Le constat est aussi alarmant du côté des océans. Environ 37 % des espèces de requins et de raies sont menacées d’extinction (contre 24 % en 2014). Principalement victimes de leur surexploitation par les humains, un tiers sont menacées par la perte et la dégradation de leur habitat. Pour l’UICN, ce constat démontre que “des mesures de gestion efficaces font défaut dans la plupart des océans du monde“.

Une pêche durable efficace pour les thons

Pourtant, les politiques de protection peuvent se révéler efficaces. Preuve en est : l’amélioration des populations de quatre espèces de thons pêchées commercialement. Par exemple, le thon rouge de l’Atlantique est passé de la catégorie “en danger” à “préoccupation mineure“, c’est-à-dire avec un risque d’extinction faible. Au cœur de cette amélioration : la mise en place réussie de quotas de pêche. 

Ce constat démontre que les mesures de conservation fonctionnent, a souligné la directrice mondiale du groupe de conservation de la biodiversité de l’UICN, Jane Smart, mais il est nécessaire de rester vigilant”, a ajouté la scientifique, rappelant que “la nature est dans le pétrin“. Malgré les succès, la nouvelle Liste rouge “montre que nous sommes tout près d’une sixième extinction de masse“, a insisté Craig Hilton-Taylor, responsable de l’élaboration de la Liste rouge. “Si l’augmentation se poursuit à ce rythme, nous serons bientôt confrontés à une crise majeure“, a-t-il ajouté.

La création d’un “statut vert”

Pour mieux mesurer la capacité des espèces en danger à se rétablir, l’UICN a présenté un nouvel outil en cours d’élaboration : le statut vert. L’objectif est double. Il s’agit d’évaluer l’impact des programmes de conservation, et de “mesurer la régénération des espèces, ce qui n’a jamais été fait“, a détaillé la coordinatrice du groupe de travail sur le Statut Vert, Molly Grace. 

À terme, le statut vert sera intégré à la liste rouge et attribuera à chaque espèce une catégorie de récupération, allant de “rétablissement complet” à “extinction à l’état sauvage“.  Aujourd’hui, 181 espèces sont déjà évaluées. Ce nouvel instrument s’ajoute à la Liste verte de l’UICN, qui répertorie les aires protégées les mieux gérées dans le monde.

À Marseille, Pauline Fricot, @PaulineFricot

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