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RSE : Exit les œufs et le porc, le groupe Avril voit son avenir en végétal

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Publié le 29 avril 2021

ENVIRONNEMENT

Le groupe Avril, qui ambitionne de devenir le leader des “solutions végétales” se sépare de ses œufs en coquille Matines et de son porc Abera notamment. Le groupe va adapter son portefeuille à sa nouvelle ambition et vient d’annoncer la création d’une unité de production consacrée aux protéines végétales de colza à Dieppe avec un investissement de 45 millions d’euros. 

C’est un poids lourd de l’agroalimentaire. Le groupe Avril qui a la main sur de multiples marques comme les huiles Lesieur et Puget ou les célèbres œufs Matines va réorienter son développement vers le végétal. Le groupe veut devenir le “leader des solutions végétales au service des transitions alimentaire, agricole et environnemental” a expliqué son directeur général, Jean-Philippe Puig, le 13 avril lors de la présentation de ses résultats annuels. Et cela pourrait influencer sa raison d’être, le groupe devrait d’ailleurs faire des annonces à ce sujet dans les jours qui viennent.

“Cette nouvelle ambition, portée par des orientations stratégiques, implique des adaptations de notre portefeuille d’activités industrielles, avec le renforcement de certains métiers existants au cœur de ce projet, le développement ou l’acquisition de nouveaux métiers ainsi que la cession de certaines activités”, explique le groupe. Avril a donc décidé de se séparer de ses activités dans l’œuf et le porc.

Plusieurs marques et huit sites sont concernés : les œufs en coquille de Matines, l’entreprise de transformations des œufs Ovoteam, le grossiste en découpe de viande de porc Porcgros et le spécialiste de l’abattage Abera. Aucune date n’a été communiquée. “La volonté d’Avril est de donner du temps au temps”, indique le groupe qui assure que les sites suscitent l’intérêt des repreneurs.

Des “investissements audacieux”

Du côté des œufs Matines, depuis des années, c’est la descente aux enfers. Après avoir tardivement annoncé la fin des œufs en cage en décalage avec l’attente des consommateurs et de la grande distribution, l’activité n’a cessé de se dégrader. “Aux difficultés historiques à la transition du mode d’élevage, est venu s’ajouter l’arrêt de la restauration hors domicile du fait de la crise sanitaire”, explique le groupe Avril. Pour la filière porc, les résultats sont nettement plus performants. L’activité d’abattage et de découpe a réalisé “une année record” boosté par la Chine dont les cheptels ont été décimés par la peste porcine. Mais pour se réorienter, le groupe doit adapter son portefeuille et faire des “investissements audacieux” selon les termes de Jean-Philippe Puig.

Avril va prioriser son développement autour de quatre marchés à fort potentiel dont celui des biocarburants et des protéines végétales. Le groupe vient ainsi d’annoncer la construction d’une unité de production consacrée aux protéines végétales de colza à Dieppe (Seine-Maritime). 45 millions d’euros ont été investis avec son partenaire néerlandais Royal DSM. Les deux groupes ont décidé de créer une société dédiée baptisée Prolein.

“Notre investissement commun prend tout son sens dans le contexte des nouvelles attentes des consommateurs, et de la volonté de la France de tendre vers la souveraineté protéinique. Nous poursuivons notre mission, en assurant à l’ensemble de la filière colza des débouchés innovants et plus rémunérateurs”, résume Paul-Joël, Président de Prolein et direction innovation et RSE du groupe Avril. 

Marina Fabre, @fabre_marina

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