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Sailcoop veut faire des voiliers une alternative durable à l’avion

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Publié le 12 septembre 2021

Fini les voyages express. Alors que le transport aérien est pointé du doigt pour son impact environnemental, Sailcoop signe une ode au temps long. La coopérative veut lancer un réseau de transport de voiliers. La première ligne sera lancée à l’automne en direction de la Corse. Plusieurs traversées transatlantiques sont également à l’ordre du jour. 

“Dans le voyage, il y a le temps du voyage. Ce n’est pas voir vite, c’est voir et vivre en même temps”. Cette ode au temps long de Marguerite Duras est le fil conducteur d’une nouvelle coopérative française qui s’est lancé au cœur de l’été : Sailcoop. L’ambition est de bâtir un réseau innovant de transport de passagers grâce à une flottille de voiliers. À la barre, trois hommes engagés. Maxime Blondeau, fondateur de l’écosyndicat Printemps écologique, Arthur Le Vaillant, navigateur et cofondateur de Génération 21 et enfin Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’avenir, Blue Bees et La Bascule. 

“Cela fait plus de sept ans que je ne prends plus l’avion. Or ma femme est brésilienne et pour aller voir sa famille c’était compliqué. J’ai donc cherché une alternative, la plus écologique possible, à l’avion. Et je me suis rendu compte qu’il y avait une vraie demande”, explique à Novethic Maxime de Rostolan qui a traversé l’Atlantique à la voile en 2007. Concrètement Sailcoop ambitionne de créer plusieurs types de trajet dont des lignes courtes régulières vers la Corse, les îles Britanniques et les îles côtières françaises et des flottilles donc des flottes de plusieurs voiliers, pour les longues traversées vers les Antilles, l’Afrique, les États-Unis ou le Brésil. 

“Dans quelques années, plus personne ne prendra l’avion pour son loisir”

Comptez 24 à 36 heures pour la Corse et de trois semaines à un mois pour aller à New-York. Sailcoop s’adresse à des voyageurs soucieux de leur impact carbone, à des backpackers (un bourlingueur) ou encore des travailleurs nomades puisqu’une connexion wifi pourra être proposée. Pour le prix, la coopérative vise 50 à 120 euros par jour de navigation pour les trajets fixes vers la Corse par exemple et 80 à 110 euros pour les grandes traversées, en espérant ne pas dépasser 2 000 euros pour les traversées transatlantiques.

“Dans quelques années, plus personne ne prendra l’avion pour son loisir. Ça n’existera plus”, croit Maxime de Rostolan. En attendant, la coopérative ambitionne d’embarquer 30 000 passagers d’ici 2024 et de construire un réseau de 500 navires. Chaque voyageur deviendra ainsi sociétaire de la coopérative. “Alors que nos modes de vie mettent en péril climat et biodiversité de manière évidente, nous pensons, et vous savez, qu’il est temps de repenser nos manières de découvrir le monde”, notent les trois fondateurs. Prochaine embarcation à l’automne pour l’île de Beauté. 

Marina Fabre, @fabre_marina

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