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Sens au travail : on en parle

Le sens du travail : une quête individuelle ?

A lire certains conseils de développement personnel, on pourrait penser que la quête de sens est une affaire essentiellement individuelle : à chacun de donner du sens à son travail en se dépassant pour réaliser un travail de qualité, en entretenant des relations constructives avec ses collègues, en se donnant les moyens d’évoluer…

Mais le sens au travail est aussi une affaire collective. C’est, par exemple, en agissant sur l’organisation du travail, sur les relations sociales ou encore sur les modes de management qu’il est possible de mobiliser des registres fortement porteurs de sens comme le sentiment d’utilité, la reconnaissance du travail, la possibilité de faire un travail dans de bonnes conditions etc.. 

Donner du sens : le travail des manageurs ?

Il revient bien aux manageurs de diffuser les valeurs de l’entreprise, d’expliquer la stratégie, de remettre les objectifs de chacun en perspective, d’expliquer les réorganisations à venir, de proposer des évolutions professionnelles…. Mais il ne suffit pas de missionner les encadrants pour donner du sens au travail une fois de temps en temps, ceux-ci doivent avoir les moyens de le construire avec leurs équipes au quotidien. Et bien d’autres acteurs sont aussi « porteurs de sens » dans l’entreprise. Qui mieux que les collègues pour reconnaître la technicité du geste, la bonne adaptation du process et contribuer à améliorer le travail ? D’où l’utilité de ménager les temps formels et informels où peut se construire le sens entre pairs et dans les équipes.

Une brochure pour mieux diffuser les valeurs de l’entreprise ?

Innovation, création de valeurs, protection de l’environnement… Connaître et partager les valeurs de l’entreprise, c’est essentiel pour trouver du sens à son travail mais ce n’est pas suffisant. Il faut également être en accord avec la façon dont ces valeurs sont réellement mises en pratique et contribuer à les faire vivre. Le sens au travail ne peut pas venir seulement « de l’extérieur », « d’en haut », d’une rencontre fortuite entre valeurs individuelles et valeurs de l’entreprise, de la lecture d’une charte pour les nouveaux salariés, d’une réunion à laquelle on participe une fois par an… 

Sans cesse « en travail », le sens au travail se définit dans l’action, dans l’activité au quotidien, dans les collaborations de travail, au travers d’expériences et d’épreuves partagées. Il n’est ni inné, ni acquis une fois pour toute. Il passe par des phases d’idéalisation, de désillusion, d’ajustement et d’élaboration collective. Bref, le sens au travail se construit !

Des emplois qui ont du sens, et d’autres qui n’en ont pas… ?

Aider, soigner, éduquer… De nombreux métiers semblent porteurs de sens « en soi » : parce qu’ils sont visiblement utiles, parce qu’ils créent des biens et services communs, parce que ceux qui les occupent sont au service des personnes en difficulté. Mais le sentiment d’utilité ne se réduit pas à l’utilité sociale : on peut aussi se sentir utile au travail quand on a une bonne vision de son rôle et de sa contribution à l’objet de l’entreprise, quand on interagit efficacement avec des clients, quand on facilite le travail de ses collègues, quand on fait un travail de qualité… 

« Chacun peut aller chercher différentes choses dans le travail, souligne Florence Osty, sociologue et intervenante dans le webinaire : Le sens au travail, de quoi parle-t-on « ça peut-être un statut d’emploi et un salaire qui permettent de trouver une dignité, mais aussi une qualité de tissu relationnel, de la camaraderie au travail, ou encore des perspectives de parcours, un intérêt pour le contenu même du travail, le support de la réalisation de soi… ».

Sens au travail : l’apanage des professions qualifiées ? 

Ces dernières années, on lit dans la presse de nombreux exemples de reconversion et de projets relevant d’une quête de sens mis en œuvre par de jeunes diplômés ou de cadres. Le sens au travail est-il pour autant un « luxe » réservé à certaines catégories d’actifs ? 

Dans un travail d’étude Thomas Coutrot de la Dares et Coralie Perez de l’Université Paris 1 Dares montrent que le sens au travail n’est pas réservé aux plus diplômés ou aux plus qualifiés : « Les professions ayant les plus hauts scores de sens du travail sont les assistantes maternelles et plus généralement des professions du care (aides à domicile, agents d’entretien, aides-soignantes, médecins…) ». Plus largement, dans tous les emplois, y compris les peu qualifiés, il doit être possible de trouver du sens et des moyens de se réaliser.

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