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Télétravail, dividendes, vélo… Les cinq enseignements que nous avons retenu du premier confinement

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Publié le 15 mars 2021

Souvenez-vous, il y a un an, le 17 mars, l’État décidait d’un confinement général qui durera jusqu’au 11 mai. Cette mise à l’arrêt complète de l’activité du pays aura de lourds effets sur l’économie, l’éducation, la santé mentale…. Et si nos rêves de “jour d’après” ne se sont pas concrétisés, des traces positives sont tout de même à garder de ces plus de 50 jours pendant lesquels nos vies ont été mises entre parenthèses.

Place de la concorde confinement paris ThomasCoex Paris Entre le 17 mats et le 11 mai, un confinement a été imposé en France. Ici place de la Concorde au coeur de Paris.
@ThomasCoex/AFP

Reprendre le contrôle de nos chaînes d’approvisionnement

Dès le début de la crise en Chine, le Covid-19 a rappelé douloureusement à tous les pays leur extrême dépendance aux importations. Dès janvier 2020, des pénuries ont été enregistrées pour le secteur auto ou textile. Pendant le confinement, le manque de masques, de respirateurs et de certains médicaments a fait scandale. Aujourd’hui, nous sommes face à une insuffisance de puces électroniques et de vaccins. Bercy a très tôt milité pour une relocation urgente de secteurs stratégiques. En novembre, il débloquait une enveloppe de 680 millions d’euros pour cinq secteurs “stratégiques et à très fortes valeurs ajoutées : santé, agroalimentaire, électronique, intrants essentiels (chimie, métaux, matières premières) et 5G.

Généraliser le télétravail

Le télétravail quelques jours par semaine a toujours été perçu comme un élément positif pour la vie des salariés, l’équilibre des entreprises, les transports en commun, les encombrements urbains… Mais pas toujours facile de passer le cap car cela demande de repenser toute l’organisation et de s’équiper en matériel. Le confinement n’a pas laissé le choix. Plus de 55 % des actifs ont fait du télétravail à 100 % et seuls un quart allait au travail tous les jours. “Le télétravail pourrait être un héritage positif de cette crise si grave“, assurait Jean Castex le 17 novembre devant les Parlementaires. “Mon vœu c’est que le télétravail survive à cette pandémie“, ajoutait-il. Mais aujourd’hui la pratique s’érode un peu. Dans certains cas, elle a accru le sentiment d’isolement des salariés et remis sur la table le droit à la déconnexion.

Vers des dividendes responsables

Payer les actionnaires qui investissent dans des entreprises est normal. Mais quand celles-ci ne sont au bord de l’asphyxie, les dividendes doivent être réduits. Une nécessité imposée par le confinement. Dans le secteur bancaire, c’est la banque centrale européenne (BCE) qui a appelé les sociétés à y renoncer en 2020 pour soutenir les entreprises en difficultés. Du côté des grands groupes, si certains ont spontanément renoncé à tous versements, d’autres ont dû être rappelés à l’ordre par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, qui a imposé la règle “dividendes ou aides d’État“. Au-delà, c’est la notion de dividendes responsables qui est mise en avant, alors que depuis des années, les versements s’accroissent parfois sans rapport avec les bénéfices réels des sociétés.

L’envol du vélo

Évitez les masses de personnes réunies au même endroit pour limiter les contaminations a demandé de prendre des mesures spécifiques pour les transports en commun, lieu peu adapté aux gestes barrières. Cela a permis à un vrai engouement pour le vélo sur lequel le gouvernement a misé lors du déconfinement. Ainsi, l’aide de 50 euros pour remettre sa bicyclette en état a attiré un million d’amoureux de la petite reine. À Paris, la mairie a décidé de pérenniser 50 kilomètres de “coronapistes”, les pistes cyclables spéciales Covid. L’État a fait de même à l’échelle du grand Paris, pour un coût de 17 millions d’euros. Un succès tel que les vélos, les pièces détachées et les techniciens finissent par manquer. Les vélos électriques sont particulièrement convoités. “On est passé d’un marché de niche à un marché de masse“, explique Xavier Moleux, directeur marketing d’O2feel.

Écouter un peu la planète

Nous l’avons tous vécu. Au cœur des villes au calme, nous avons réentendu la nature, en particulier le chant des oiseaux. Les dauphins sont revenus dans le Bosphore ou à Venise. Les sangliers, biches et renards ont réinvesti les parcs et forêts désertés par les promeneurs… Cette parenthèse ne s’est pas complétement refermée, du moins pour les scientifiques. En effet si le bruit a disparu des villes, le calme a aussi été ressenti dans les jungles, les déserts, les montagnes. Selon une étude menée par l’observatoire Royal de Belgique et l’Imperial College of London et publiée dans Science, le bruit sismique a baissé de 50 % pendant plusieurs mois partout sur Terre. Cela a permis d’enregistrer des données inédites sur la physique de la planète, ce qui n’a été rendu possible que par le confinement partiel ou total de quatre milliards d’êtres humains.

Ludovic Dupin @LudovicDupin

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