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Time for the Planet révèle ses 3 premières innovations contre le réchauffement

Tic Tac. La course contre le réchauffement climatique est lancée. Et Time for the Planet est bien décidé à y participer. Ce fonds d’investissement citoyen s’est fixé un défi  : financer 100 entreprises bénéfiques pour le climat d’ici 2030. À ce jour, déjà 6,5 millions d’euros ont été apportés par 32 000 citoyens actionnaires – soit l’un des 10 plus gros crowfunding d’Europe.

“À la base, nous sommes six entrepreneurs, qui avons pris une claque climatique. Et à chaque fois que nous avons demandé à des experts comment changer le système, ils nous ont répondu qu’il faut deux choses : de la sobriété et de l’innovation”, explique Arthur Auboeuf, co-fondateur du mouvement.

C’est donc sur l’innovation que Time for The Planet a décidé de miser. “Si beaucoup d’idées existent déjà, leur difficulté est de passer à l’échelle industrielle. Notre but est donc de les aider à se déployer”, précise Arthur Auboeuf. Pour cela, les projets doivent notamment être développés en open source.

Déjà quelques 500 idées ont été reçues, examinées par des évaluateurs citoyens, puis par un comité scientifique, avant de subir un test de marché, et d’être soumises au vote des 32 000 actionnaires. En contrepartie, ces actionnaires, reçoivent chaque année un “dividende climat”, un nouveau référentiel qui mesure le CO2 capté ou non émis.

Et ce 13 décembre, les trois premiers projets soutenus viennent d’être révélés. Trois projets “bien décidés à tabasser les gaz à effet de serre”, que voici.

Leviathan Dynamics : une climatisation à l’eau

Fondé en 2016, Leviathan Dynamics a créé un système de climatisation écologique. “Avec le réchauffement, de nombreux pays vont devenir invivables. Problème, la “clim” utilise en général des gaz fluorés, qui causent 2 % des émissions de gaz à effet de serre… et contribue donc au réchauffement”, rappelle Naoufel Menadi, CEO du projet. Un cercle vicieux.

Comment remplacer ce gaz ? Par de l’eau tout simplement, un réfrigérant naturel. Mais le principe présente encore des barrières technologiques, que l’entreprise chercher à lever. Elle a pour cela reçu 350 000 euros de Time for the Planet, et développe des partenariats avec des entreprises. Un projet avec ArianeGroup est notamment lancé. Et une commercialisation est envisagée pour 2023.

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Carbon Impact : de la captation de carbone par minéralisation

L’idée de Carbon Impact part d’un constat : la réduction des émissions ne va pas assez vite. De la captation de carbone se révèle donc désormais nécessaire pour freiner le réchauffement. Et pour cela, l’entreprise mise sur l’olivine, un minéral issu de roches volcaniques, qui capte naturellement du CO2.

L’idée est de le concasser en grains très fins, en bordure de mer, ce qui permettrait en même temps de réduire l’acidification des océans. L’entreprise dit même pouvoir capter 322 millions de tonnes de CO2 chaque année, soit presque l’empreinte carbone annuelle de la France. Mais, pour l’heure, elle cherche encore des sites expérimentaux pour passer à l’échelle industrielle d’ici 10 ans. Les 1,5 million d’euros de Time for the Planet devraient l’y aider.

L’olivine, un minéral issu de roches volcaniques, qui capte naturellement du CO2. (Crédit : Carbon Impact)

Beyond The Sea : des cargos à cerf-volant

Beyond The Sea developpe pour sa part des systèmes de tractation de navires par d’immenses cerf-volants, issus de la technologie des kitesurfs. Objectif : réduire les 50 millions de tonnes de CO2 eq émises chaque année par le transport maritime. “Au début, on me prenait pour un doux dingue, mais aujourd’hui les navires sont obligés de réduire leurs émissions et de chercher des solutions. L’énergie du vent, la première utilisée par l’homme, en est une”, souligne le navigateur Yves Parlier, à l’origine du projet.

D’autant que la technologie permet d’exploiter de mieux en mieux cette énergie. “Au début de ma carrière, les voiliers allaient 2-3 fois moins vite que les cargos, aujourd’hui 2-3 fois plus vite”, poursuit-il. Autre avantage : “Le kite permet de retrofiter n’importe quel navire”. Avec des ailes allant jusqu’à 200 m2. Le projet, qui a reçu 1 million d’euros de Time for the Planet, bénéficie aussi du soutien de la Fondation Solar Impulse, à la Une du dernier WE DEMAIN.

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