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Top départ du “tinder du carbone” pour entreprises

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Emissions CO2 marche carbone usine cheminee Johanna Poetsch 01

Publié le 23 juin 2022

“Je décarbone”. Voici le nom de la nouvelle plateforme lancée mi-juin en France. Alors que l’État s’est donné pour objectif de réduire de 80 % les émissions de l’industrie d’ici 2050 par rapport à 2015, cette plateforme vise à accélérer la décarbonation du secteur en mettant en relation des porteurs de solutions et des entreprises en demande.

Comment remplacer la chaudière au gaz de la boulangerie par une chaudière biomasse ? Ou récupérer et valoriser la chaleur du four de la fonderie ? Une plateforme de mise en relation entre entreprises, sorte de “tinder du carbone”, a été lancée le jeudi 16 juin en France. Baptisée “je décarbone”, la plateforme a pour but de permettre aux entreprises de trouver des solutions pour réduire leurs émissions de CO2 ou leur consommation d’énergie, et à celles qui apportent des solutions techniques, de trouver des clientes.

Un premier bilan d’activité sera tiré le 7 septembre lors d’un événement à Bercy rassemblant l’ensemble des parties prenantes, ont indiqué à l’AFP Sylvie Jehanno, PDG de Dalkia, filiale d’EDF, et Stéphane Michel, directeur de l’activité gaz renouvelable et électricité chez TotalEnergies, parrains du projet. Le projet est porté par la filière réunissant les industriels des “nouveaux systèmes énergétiques”. Il est financé par l’Ademe dans le cadre du plan France Relance.

“L’idée est de ne pas reproduire ce qui s’est passé dans le photovoltaïque où la plupart des panneaux solaires viennent d’Asie, il va y avoir beaucoup de projets de décarbonation, c’est une opportunité pour l’industrie française” qui joue un jeu “très collectif” sur le sujet en lançant cette plateforme, a indiqué Sylvie Jehanno.

“Une courte de vitesse de déploiement de solutions”

La fabrication de panneaux solaires en Europe est morte en raison de prix trop élevés, des prix cassés de la Chine et de politiques publiques erratiques. “C’est une course de vitesse au déploiement de solutions qui va permettre de faire baisser les prix et de rester dans la course de la compétitivité” en soutenant les industriels français ou européens, a résumé Aurélie Picart, déléguée générale du Comité stratégique de filière.

Le site propose trois grandes thématiques selon qu’une entreprise cherche à faire des “économies d’énergie“, à réduire ses émissions de CO2 par “l’énergie ou la chaleur bas-carbone”, ou encore, lorsque c’est impossible, à “capturer le CO2 émis” pour le valoriser. Pour l’instant, très peu d’entreprises émettrices de besoins ou qui ont des solutions à proposer y ont déposé leurs fiches.

L’entreprise Aztep, basée au Pecq dans les Yvelines, propose des solutions de “chaleur solaire concentrée haute température” “pour “profiter de chaque heure de soleil afin de réduire sa consommation de gaz”. Bultane, spécialisée initialement dans les fers à souder et basée à Montpellier, propose d’introduire des petits électrolyseurs directement dans une chaudière à gaz, pour fabriquer de l’hydrogène dans le bruleur.

Un “accélérateur”

“Les projets doivent être décrits des deux côtés de manière suffisamment précise, on ne veut pas que ce soit de la publicité, il faut qu’il y ait une finalité de service” a insisté Stéphane Michel. “Il y aura une modération du site organisée par la filière”, a-t-il prévenu. En particulier, les apporteurs de solutions doivent préciser si leur technologie est “origine France” ou pas. Le site est accessible gratuitement, après inscription. Il y aura aussi des “ateliers régionaux” en lien avec les collectivités territoriales.

“Nous travaillons sur ce projet depuis plus de 18 mois avec la “task force” interministérielle mise en place par l’Etat”, soit Bercy, ministère de la transition énergétique, les services de Matignon, l’Ademe et la banque publique d’investissement, a précisé Aurélie Picart qui espère qu’il agisse comme un “accélérateur” pour la transition énergétique et pour l’industrie. “Si le véhicule électrique était pourvoyeur net de plus d’emplois, on irait beaucoup plus vite vers l’électrique”, souligne-t-elle.

La rédaction avec AFP

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