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“Tromperie aggravée” et “Blessures involontaires” : la RATP attaquée en raison de la qualité de l’air dans le métro

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Publié le 23 mars 2021

La qualité de l’air dans le métro est étroitement surveillée par la RATP depuis 1997 et ces données sont désormais accessibles au grand public. Pourtant l’association Respire juge que les mesures communiquées sont sous-estimées et mettent en danger la santé des usagers. C’est pourquoi celle-ci porte plainte contre la régie parisienne.

L’association Respire a porté plainte lundi 22 mars contre la RATP pour “tromperie aggravée” et “blessures involontaires“. Ce sont les niveaux de pollution de l’air dans le métro parisien, déjà montrés du doigt par cette association, qui sont mis en cause. Selon cette plainte, déposée devant le tribunal judiciaire de Paris, il existe “un niveau critique de la pollution de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines de la RATP”.

Pour soutenir cette affirmation, l’association se base sur deux rapports qu’elle a elle-même réalisés en 2019 et 2021, dont il ressort que l’air dans le métro et le RER parisien est “nettement plus pollué en particules fines” qu’à l’extérieur. Respire affirmait en janvier que les données de la RATP ne reflètent pas les niveaux réels de pollution dans le métro, ce qu’a contesté l’opérateur public.

“L’ensemble des usagers des transports en commun sont exposés à des risques sanitaires considérables. Cependant, la RATP s’abstient délibérément d’alerter les usagers de son réseau sur les risques qu’ils encourent”, avance l’association dans un communiqué. “C’est la raison pour laquelle l’association Respire a pris la décision de déposer la présente plainte, compte tenu de la gravité de ces faits constituant sans nul doute les délits de tromperie aggravée et de blessures involontaires“.

Trois stations de mesures

Contactée par l’AFP, la RATP a rappelé que la qualité de l’air était pour elle “une priorité” depuis “plus de 20 ans“. L’opérateur de transports publics procède notamment depuis 1997 à “des mesures en continu” sur “trois sites représentatifsdisponibles en ligne : Franklin D. Roosevelt (Ligne 1), Châtelet (Ligne 4) et Auber (RER A).

Toute autre mesure réalisée avec des capteurs portatifs, qui ne sont pas les appareils de référence, ne sont pas comparables aux mesures réalisées sur site. (…) Les résultats de ces appareils portatifs ne peuvent être qu’indicatifs et non véridiques“, a ajouté la RATP, en réponse au dernier rapport de Respire.

Dans un communiqué, la régie de transport explique que “ces mesures en continu portent sur les 6 paramètres usuels : 2 paramètres climatiques (température, humidité relative), un indicateur du renouvellement d’air (dioxyde de carbone) et 3 paramètres de qualité de l’air (oxydes d‘azote, particules- PM 2,5 et/ou PM 10)”. Elle rappelle que les relevés sont certifiés par un laboratoire accrédité par le Cofrac (Comité Français d’Accréditation).

Ludovic Dupin avec AFP

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