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Un feu d'artifice du 14 juillet plus respectueux de l’environnement testé à Bordeaux

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Publié le 13 juillet 2021

ENVIRONNEMENT

Pour la fête nationale, les feux d’artifice vont éclater partout en France. Mais si ceux-ci émerveillent les petits et les grands, ils ne sont pas sans conséquences sur l’environnement en raison de l’utilisation de métaux, de plastique et de produit chimique. À Bordeaux, un feu d’artifice d’un nouveau genre, plus écolo, va être testé. 

La mairie écologiste de Bordeaux et la maison historique de la pyrotechnie Ruggieri vont proposer pour la première fois le 14 juillet un feu d’artifice “plus vertueux“, sans plomb ni retombées de plastique et d’aluminium dans la Garonne. “C’était évident qu’il fallait le maintenir, on a tous envie de se retrouver autour d’un moment festif après toutes les restrictions qu’on a connues. Mais l’idée était d’aller plus loin en termes d’écoresponsabilité, de proposer quelque chose de plus vertueux”, explique Charlee Da Tos, conseillère municipale déléguée à l’événementiel et aux festivités.

Après un appel d’offres, c’est la société Ruggieri, basée à Toulouse, qui a remporté le marché en proposant des solutions en phase avec la nouvelle équipe dirigée par Pierre Hurmic. “C’était un challenge“, reconnaît David Proteau, directeur artistique de Ruggieri, maison historique de la pyrotechnie depuis Louis XIV, qui teste pour la première fois à Bordeaux ce feu d’artifice, tiré depuis une barge sur la Garonne, plus écolo et “moins cher”, baptisé “Feux de joie”.

15 ans de conception

Bordeaux, ce n’est pas loin d’être un laboratoire d’essai, on verra si d’autres villes partagent cette même sensibilité“, souligne David Proteau, très occupé aussi ces jours-ci avec le feu d’artifice de la Tour Eiffel. Fini les confettis d’aluminium et le kilogramme de plastique qui finissent dans le fleuve. L’entreprise, qui travaille depuis 15 ans à concevoir “le feu d’artifice de demain“, a accepté de supprimer le plastique et le papier d’aluminium et de n’utiliser à Bordeaux que du carton pour les contenants et emballages des produits pyrotechniques. “Nous avons discuté avec nos fournisseurs pour qu’ils adaptent leur offre et ils ont joué le jeu“, explique David Proteau.

La société a également banni le plomb et le chlorate, et testera à Bordeaux une nouvelle recette à base de “molécules plus propres“. En outre, comme il le fait déjà, l’artificier s’est engagé à compenser les émissions de CO2, équivalent à un Bordeaux-Venise en voiture, en plantant des arbres dans son domaine toulousain de 115 hectares. Et il tient à préserver le bien-être des oiseaux qui “peuvent mourir d’une crise cardiaque” au moment de la déflagration.

Dans mes spectacles, j’habitue la faune aux bruits pyrotechniques” avec des tirs progressifs, explique-t-il. David Proteau a élaboré un spectacle qui illustre “la joie de se retrouver ensemble“, avec “beaucoup de cœurs“, comme une “déclaration d’amour au personnel soignant et à toutes les personnes qui ont continué à travailler pendant la crise sanitaire“.

La Rédaction avec AFP

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