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Un récif corallien en bonne santé découvert à Tahiti synonyme d’espoir

Publié le 27 janvier 2022

ENVIRONNEMENT

Une mission scientifique de l’Unesco a identifié en Polynésie française, l’un des récifs coralliens les plus étendus et sains au monde. Une bonne nouvelle alors que les coraux, qui abritent un quart des espèces marines de la planète, sont menacés par le réchauffement climatique.

Découverts en novembre 2021, les coraux en forme de rose, s’étendent sur trois kilomètres de long et entre trente et soixante mètres de large. Certains mesurent jusqu’à deux mètres de diamètre. L’autre fait notable, ils se trouvent à plus de trente mètres de fond, alors que les récifs connus sont situés plus proche de la surface des océans. Une découverte “hors du commun et de grand valeur” a déclaré l’Unesco. D’autant plus que ces coraux sont “dans un état impeccable”.

Si les coraux occupent 0,2 % des océans, ils sont de véritables réserves écologiques abritant plus de 25 % de la vie marine, et constituent un rempart contre l’érosion côtière et les phénomènes naturels violents comme les cyclones et les ouragans. Mais ils souffrent du changement climatique. Les scientifiques estiment qu’en moins de 10 ans, entre 2009 et 2018, 14 % des coraux ont disparu, notamment dû à la hausse des températures de l’eau. En 2019, des coraux en Polynésie française avaient connu un épisode de blanchiment, signe de stress lié au réchauffement des océans.

Aucune trace de blanchissement

Les coraux géants découverts “ne présentent pas de signes de stress ni de maladie”, a précisé à l’AFP Laetitia Hedouin, biologiste marine et spécialiste des coraux au centre de recherche français CNRS et de l’organisme de recherche environnementale (CRIOBE). La zone crépusculaire de l’océan où il se trouve, plus loin de la lumière du soleil et des activités humaines, pourrait expliquer pourquoi ce récif corallien n’a visiblement pas souffert du changement climatique.

Des plongées sont prévues dans les mois à venir pour poursuivre les recherches autour du récif, et pourquoi pas en découvrir d’autres. Comme le rappelle l’Unesco, l’état des connaissances des océans est encore limité, “avec seuls 20 % des fonds marins de la planète (…) cartographiés. A ce jour, nous connaissons mieux la surface de la lune que les profondeurs de l’océan”.

Marion Chastain @MarionChastain

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