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“Veganuary”, le mois à la sauce végane, prend de l’ampleur en France

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Publié le 25 janvier 2022

Un mois sans manger de produits d’origine animale : voilà le défi lancé par l’association L214 en janvier. À mi-parcours, l’opération, importée de Grande-Bretagne, dépasse les 600 000 inscrits cette année, soit déjà plus d’adeptes que l’an passé. “La mobilisation des entreprises françaises est très forte“, assure L214. De Carrefour à Uber Eats ou Starbucks en passant par de plus petits acteurs, le défi a des allures de vaste opération marketing. 

Après les excès des fêtes, l’idée de compenser avec une alimentation d’origine exclusivement végétale peut séduire. C’est tout l’enjeu de “Veganuary” qui incite et accompagne les citoyens à se passer d’aliments d’origine animale pendant tout le mois de janvier. L’association L214 se met en quatre pour convaincre les Français de relever ce défi importé de Grande-Bretagne. “L’objectif est d’inciter un maximum de gens à tester de nouvelles façons de consommer et de cuisiner, sans produit d’origine animale“, explique Alexandra Coché de L214. L’ONG britannique Veganuary constate en effet que parmi ceux qui ont participé au défi l’an passé, 80% ont durablement réduit leur consommation de viande 6 mois après.

Ainsi, pour l’occasion, L214 fait évoluer ses méthodes. Pas de vidéos chocs d’animaux à l’agonie dans les abattoirs ou dans certains élevages, mais des incitations à cuisiner autrement avec des idées de recettes véganes et de produits sans viande. Elle compte aussi sur l’engagement de personnalités publiques comme Nagui ou le magicien Éric Antoine, ambassadeur de la campagne en France. Joaquin Phoenix joue ce rôle pour la Grande Bretagne. “Si, quand vous pensez à la crise climatique ou à la violence de notre système alimentaire, vous vous sentez impuissant et vous vous dites “J’aimerais tellement pouvoir faire quelque chose” : vous pouvez. Dès maintenant“, encourage ainsi l’acteur américain. Une alimentation végane pourrait en effet drastiquement réduire les émissions de gaz à effet de serre : l’élevage est responsable à lui seul de 18 % des émissions de gaz à effets de serre et 75% des surfaces agricoles mondiales (en comptant 30 % de prairies) sont consacrées à l’élevage.

Le secteur de l’agroalimentaire vegan est en plein boom

Convaincue du bien-fondé de cette démarche, L214 a pris son bâton de pèlerin pour convaincre les sociétés de se lancer dans l’aventure.  “Cette année près de 80 entreprises ont accepté d’accompagner le défi, soit deux fois plus que l’an passé“, se réjouit Alexandra Coché. Des géants de la grande distribution comme Carrefour ou Monoprix proposent ainsi une sélection de produits véganes assortis de promotions. De même, les plateformes de livraison comme Uber Eats, Deliveroo ou encore Just Eat ont accepté de mettre en avant les restaurants qui proposent des plats véganes avec des réductions spécifiquement pour Veganuary. “C’est une évidence que c’est une opportunité marketing pour ces groupes mais nous faisons preuves de pragmatisme : toutes les initiatives qui permettent de réduire la consommation de produits d’origine animale sont bonnes à prendre !“, reconnaît Alexandra Coché.

The Economist révèle que le secteur de l’agroalimentaire vegan est en plein boom, affichant des ventes progressant dix fois plus vite que pour l’ensemble de l’industrie de l’alimentation aux Etats-Unis. Au point que même KFC ou Mc Donald’s proposent des alternatives véganes pour Veganuary. Des “big mac” ou des “wings” sans produits d’origine animale : c’est possible grâce aux substituts végétaux à la viande animale de Beyond Meat. Ces produits ne sont pas encore vendus au pays du sandwich jambon beurre. Si les précédentes expériences de nuggets végétariens de KFC ou de McPlant ont connu un réel succès Outre-Atlantique, la sauce prend plus difficilement en France. Plus globalement, le marché des produits véganes reste minoritaire dans l’Hexagone avec moins de 2% de la population française (quelque 1,3 million de personnes), selon Xerfi, alors que les flexitariens (ceux qui ont réduit leur consommation de viande) représente un tiers de la population, soit près de 23 millions de personnes. Veganuary pourrait accroître cette tendance.

Mathilde Golla @Mathgolla

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