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Ventilation et sobriété énergétique : maintenir une protection collective de qualité

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La ventilation des locaux de travail, qu’ils soient à pollution spécifique ou à destination tertiaire, est indispensable.

Pour les locaux du tertiaire, à pollution non spécifique, les débits d’air neuf minimaux à apporter sont imposés par le Code du travail (voir l’aide-mémoire juridique « Aération et assainissement »).
Ils dépendent de l’activité physique des occupants et ne peuvent être réduits. Le débit d’air neuf minimal pour une activité de bureau est ainsi de 25 m3/h/occupant. Les solutions permettant d’améliorer la qualité de l’air dans les locaux du tertiaire sont résumées dans la brochure ED 6497 et la façon de prendre en compte les problèmes liés à la pandémie de Covid-19 précisée dans la note technique NT 92.

Pour les locaux à pollution spécifique, il est toujours préférable de capter les polluants à la source avant qu’ils ne se répandent dans l’atmosphère de travail, puis de les rejeter à l’extérieur. Lorsque cela n’est pas faisable, l’apport d’air neuf doit être suffisant pour que la ventilation générale les dilue le plus possible avant, là encore, de les rejeter à l’extérieur. Les solutions techniques permettant de mettre en place une ventilation efficace sont décrites dans le guide pratique de ventilation L’assainissement de l’air des locaux de travail.
 

Plusieurs solutions permettent de limiter les dépenses énergétiques sans pour autant affecter la qualité de la ventilation, donc la protection collective dont doivent bénéficier les salariés.

Évaluer la répartition des consommations énergétiques et vérifier les consignes

Il s’agit d’identifier les postes, les procédés et les bâtiments les plus énergivores de l’entreprise. C’est un préalable à un plan d’actions pertinent, qui permettra à l’entreprise d’obtenir la plus grande latitude possible sur la réduction de ses consommations globales. Par exemple, un établissement qui réalise que ses consommations sont majoritairement dues au chauffage de ses locaux devra en priorité agir sur ce poste.

Pour éviter le gaspillage, il est également important de vérifier que les consignes des systèmes de chauffage/ventilation/climatisation (températures, débits d’air…) sont adaptées aux besoins des salariés et correspondent bien à un fonctionnement optimal, c’est-à-dire impliquant la consommation d’énergie la plus faible possible.

Attention ! Il ne s’agit pas de réduire a priori le confort thermique des occupants ou de dégrader par principe le renouvellement de l’air. Il s’agit juste de paramétrer correctement les systèmes pour assurer par exemple que les occupants ne se plaignent pas d’une trop forte chaleur alors que la température extérieure est basse ou inversement (surchauffage en période hivernale ou refroidissement inconfortable en été).

Identifier et réduire les émissions de polluants à la source

Si cela n’a pas déjà été réalisé, un état des lieux des sources d’émission de polluants dans l’espace de travail pourra être mené.

La suppression ou la réduction de certaines d’entre elles permettra de limiter le recours à d’autres solutions technologiques (captage, ventilation générale, épuration…) généralement plus coûteuses en investissement, en maintenance et en énergie.

Réduire les consommations énergétiques à long terme

Les dispositifs et les moyens utilisables pour réduire les besoins en énergie d’une entreprise sont extrêmement dépendants de sa situation et de son activité. En fonction du coût d’installation et du coût de l’énergie, les investissements associés peuvent parfois être rentabilisés rapidement.

Recycler partiellement l’air des locaux de travail

Afin de réduire encore la consommation énergétique due au captage des polluants, à la compensation d’air associée et plus généralement au renouvellement d’air des locaux, le recyclage partiel de l’air extrait par les dispositifs de ventilation doit être considéré. Cela consiste à épurer l’air extrait d’un local de travail avant de le réintroduire dans le même local ou dans un autre à proximité. Cela limite fortement les déperditions de chaleur dues au renouvellement de l’air.

Un certain nombre de précautions, rappelées dans la réglementation, doivent être respectées et permettent de s’assurer du maintien dans le temps de la performance de ces dispositifs et donc de la bonne protection des salariés (entretien préventif, capteurs intégrés avec alertes en cas de défaillance et contrôles réguliers des valeurs de référence).

Un renouvellement d’air minimal reste requis pour évacuer la chaleur, l’humidité, le dioxyde de carbone, les odeurs, les composés volatils et éventuellement le radon, ceci même dans les locaux à pollution non spécifique.

Le suivi du bon fonctionnement des systèmes de protection reste essentiel.

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