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Y aura-t-il L’âge de faire à Noël ?

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Premier épisode :
septembre 2021, « ça peut aller. »
Nous (1) sommes à la fin de notre exercice comptable. Nous clôturons avec 13 000 euros de déficit. La faute à une baisse des ventes ? Non : nous comptons un millier d’abonnés supplémentaires par rapport à l’année d’avant. Grâce à la campagne d’abonnements menée au printemps 2021, nous sommes ainsi passés de 7 000 à 9 500 abonnés individuels. C’est bien, cela compense l’érosion régulière de nos diffuseurs. Nos recettes sont bonnes, supérieures à l’année précédente. (2)
Le déficit ne vient donc pas d’une baisse des ventes, mais d’une hausse des dépenses. On ne retrouve malheureusement pas cette augmentation sur nos bulletins de salaire ! Elle vient des deux autres postes majeurs de notre petite entreprise, à savoir l’impression du journal et les frais postaux. Les causes sont connues :
le prix du papier flambe à cause de la reprise post-covid et de l’augmentation du prix de l’énergie. Quant aux tarifs postaux, cela fait plusieurs années qu’ils augmentent, et 2021 a été une année salée. Quand les coûts de production augmentent, il n’y a pas 36 solutions : il faut en répercuter une partie sur le prix du journal. Nous décidons de laisser passer Noël et d’augmenter les tarifs début 2022.

Deuxième épisode :
février 2022, « on gère. »
La période de Noël a été bonne, le nombre des abonnés a légèrement augmenté, le moral est bon. Comme prévu, nous augmentons le prix du journal pour compenser la hausse des coûts. Parallèlement, nous lançons une nouvelle offre internet : un abonnement pour la lecture des articles « en ligne », avec la possibilité d’un engagement au mois. 2022 se présente bien…

Troisième épisode :
juin 2022, « alerte rouge ! »
Les trois derniers mois ont été désastreux. De février à mai, nous avons perdu 20 % de nos abonnés individuels ! Un abonné sur cinq a disparu, effaçant d’un coup les gains de la campagne de l’année précédente. Comment l’expliquer ? Les raisons sont certainement multiples. Par exemple, d’ex-abonnés, rencontrés sur les foires, nous font part de leur difficultés financières. Quoi qu’il en soit, notre nouvelle offre internet, qui peine à décoller, ne compense pas cette chute. Quant à la hausse du prix du journal – qui explique sûrement en partie cette baisse brutale  –, elle ne corrige pas suffisamment la hausse des coûts de production, qui continuent leur progression de manière infernale : + 15 % de frais d’impression et + 15 % de frais postaux depuis cet hiver. Résultat : nous puisons dans notre trésorerie chaque mois, et ce, de plus en plus…

Quatrième épisode :
septembre 2022, « le début de la remontada ! »
L’équation est finalement assez simple : nous devons augmenter les recettes et baisser les dépenses pour revenir à l’équilibre avant d’avoir épuisé la trésorerie ! Pour l’heure, on boucle avec soin ce numéro. Après, on passera en mode cogitation, avec un plan d’action spécial remontada. On vous présentera ça en septembre. D’ici là, bonne lecture… et n’oubliez pas de vous réabonner !

1 – « Nous », c’est la Scop L’âge de faire, qui édite le journal. Elle appartient à ses sept salariés, tous à temps plein : un chargé de diffusion, une chargée de suivi des abonnements, une chargée du web et de la mise en page papier, et 4 chargés d’écrire les articles.
2 – Voir aussi notre compte d’exploitation en p. 19 du journal papier.

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